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| 17/09/2025

Éducation, énergie, urbanisme... : les priorités du maire de Castelnau-le-Lez

© VC

Maire de Castelnau-le-Lez et vice-président de Montpellier Méditerranée Métropole délégué aux voiries et à l'espace public, Frédéric Lafforgue fait le point sur les dossiers chauds du moment le 16 septembre à l’occasion de sa traditionnelle conférence de presse de rentrée. Morceaux choisis.

Période de réserve électorale oblige, si l'élu héraultais ne peut évoquer ni son bilan ni ses projets futurs, ce rendez-vous lui a permis d'évoquer ses dossiers prioritaires dont certains impactent directement l’aménagement urbain et le développement économique de la deuxième plus grande commune de la métropole montpelliéraine.

Éducation. Avec plus de 5 100 élèves accueillis lors de la rentrée scolaire 2025-2026 dans les écoles primaires, le collège et les deux lycées de la ville, le maire en profite pour saluer « l’ouverture de trois nouvelles classes autorisées par l’Éducation nationale, portant les effectifs moyens par classe à 24,5 élèves, contre 25,6 en 2024 ». L’éducation représente le plus gros budget d’investissement de la commune avec 45 M€ mobilisés depuis 2021 dans la construction de nouvelles écoles. « Nous lançons la construction du restaurant scolaire de l’école maternelle Les Petits Prince qui sera opérationnelle au printemps 2026. L’objectif est que chaque école ait son restaurant scolaire », assure l’élu. « Ici on part de la crèche jusqu’au Master 2, avec l’arrivée du Pôle Léonard de Vinci qui s’implante face au lycée Pompidou. Cette école propose des formations supérieures en ingénierie, numérique et au management avec une vocation internationale, poursuit-il. Si la première promotion comprenant entre 150 et 200 étudiants a été accueillie dans des locaux à Euromédecine lors de cette rentrée, d’ici trois ans, le site en construction à Castelnau-le-Lez accueillera entre 650 et 700 étudiants. Cette implantation est également un enjeu d’attractivité pour les entreprises sachant que la commune comptabilise 13 000 actifs sur une population de 26 000 habitants ».

Enjeux énergétiques. La ville s’est engagée très tôt dans un plan climat énergie afin de s’adapter aux évolutions climatiques et contribuer à l’indépendance énergétique de la collectivité. « Nos actions qui portent sur la sobriété et l’efficacité énergétique, ainsi que l’intégration des énergies renouvelables concernent principalement les écoles et les bâtis publics tels que le Kiasma, les écoles ou le palais de sports par exemple, explique l’éluLa collectivité étudie par ailleurs  un projet de petit éolien (soit 12 petites tourelles urbaines) qui serait installé sur le toit du palais des sports. Ce projet qui nécessite des études, une autorisation d’urbanisme et un appel d’offre (ouvert fin 2026) pourrait voir le jour à horizon 2028. La collectivité planche également sur un autre projet de géothermie dans le cadre d’un regroupement de bâtis faisant l’objet de rénovation énergétique. Les dépenses réalisées par la Ville pour faire des économies d’énergie et lutter contre les passoires énergétiques sont passées en 6 ans de 300 k€ à 900 k€ par an.

PLUi et transfert de la Clinique du Parc. Le dossier du PLUi (Plan local d'urbanisme intercommunal) et du projet de transfert de la clinique du Parc (groupe Clinipôle) est de loin celui qui anime le plus l’élu qui s’est volontairement montré discret depuis l'adoption en juillet dernier de ce document d'urbanisme par les élus de Montpellier Méditerranée Métropole. Ce derier a exclu le projet de transfert de l’établissement privé de santé et ses 1000 emplois pour un investissement de 100 M€. « À ce jour, deux référés ont été déposés contre le PLUi. Nous verrons ce que dira le juge », déclare l’édile qui avait déjà mis en garde lors de ce vote l'assemblée métropolitaine des difficultés juridiques qui pourraient découler d'éventuels recours avec le risque d'annulation du PLUi comme à Toulouse : « Auquel cas, il faudra tout recommencer à zéro ». Conscient que chaque élu de la métropole défende son dossier, le maire entend tout faire pour que la vlinique du Parc reste ancrée à Castelnau-le-Lez et dans la métropole de Montpellier. « Sur plus de 120 ha identifiés dans le secteur Sablassou, nous avons bloqué 6 ha dont 4 ha pour la construction de la nouvelle clinique à proximité du parking relais du tramway et 2 ha pour des équipements publics », explique-t-il. La ville va par ailleurs répondre au commissaire enquêteur ayant validé le PLUi sur quatre points : le risque inondation et ruissellement, les études hydrauliques, l’étude de mobilité et justifier l’emplacement à Castelnau-le-Lez et dans la métropole de Montpellier. « L’objectif est de poursuivre le travail avec tous les services pour aboutir à la modification du PLUi. La consultation publique a reçu 60 % d’avis favorables », précise l’élu convaincu que « le privé finance le service public dans ce projet d’établissement de santé qui sert la zone Est de Montpellier. C’est l’avenir de l’activité de la clinique qui est en jeu ! ». Si le scénario venait à s’inverser s’enchaîneraient les acquisitions foncières (7 propriétaires dont la métropole de Montpellier), puis le dépôt de permis en 2027 et le chantier de construction pour une durée d’au moins 24 mois portant à un horizon de 2030 au mieux.

Véronique Coll / coll@lalettrem.net
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