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Biotechs - Santé
| 12/06/2013

E-santé, Midi-Pyrénées veut être en tête

42 dossiers accompagnés par le Centre E-santé de Toulouse en 2012. Mais 0 projet retenu au plan national, pour être financé, au titre des appels à projets spécialisés. Voilà résumée l’ambiguïté de la filière e-santé régionale.

Accompagnement renforcé. Créé en 2011, le centre E-santé toulousain est chargé d’animer la scène locale. Mais en 2012, le gain (national) d’une plate-forme de solutions e-santé, Platinnes, a tout bouleversé. Le Centre a été chargé de son pilotage et son activité a ensuite consisté en du montage de projets collaboratifs (34) et de l’accompagnement stratégique (8), comme pour les groupes Sanofi ou Alère. 33 % de l’activité du centre ont consisté en de la sous-traitance pour Platinnes. Constituée en SCIC, la société attend maintenant son business développeur, pour septembre. Les choses devraient donc se « normaliser ».

Territoires mobilisés. Un projet d’envergure a été tout récemment présenté, par le groupe Alère et le CHU de Toulouse. Il s’agit d’Osicat (optimisation de la vigilance ambulatoire pour insuffisants cardiaques par télé-radiologie). Objectifs : améliorer la prise en charge, l’efficacité… et faire éventuellement des économies. 870 patients seront suivis sur 2 ans, dans 13 hôpitaux midi-pyrénéens. En Ariège, plusieurs initiatives sont menées, comme la création d’une pépinière d’entreprises (Cap Bellisem) au sein de l’Hôpital de Foix. Le Tarn enfin, et Castres en particulier, se mobilisent fortement. La septième édition de l’Université d’été de la E-santé a lieu du 3 au 5 juillet. Une dominante internationale (Espagne, Norvège, Québec, etc.) a été donnée à l’événement castrais, qui se déroule en même temps qu’une convention nationale, à Paris. Une bonne occasion de se faire voir…

Quel business ? L’Université d’été de Castres, dont une part des interventions sera consacrée à la dimension économique, propose aussi une deuxième édition de la convention d’affaires « eHealth Connection ». Cette fois, l’organisateur Castres-Mazamet Technopole a mandaté la société autrichienne spécialisée Be2Match pour l’aider. En 2012, 70 rendez-vous avaient eu lieu.
Bien souvent, l’argent public peut avoir un effet levier. Et là, problème : aucun projet régional n’a été retenu par les AAP spécialisés. En 2012, 10 M€ de fonds publics étaient sur la table, pour 16 projets. Et en mai dernier, 14 projets se sont partagés 23 M€.

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