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Gard
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Syndicats - Fédérations - Associations
| 4/01/2012

Des anciens de la CGPME demandent sa mise sous tutelle

Alors que la tension monte entre le Medef et la CGPME, dans la perspective des élections à la CCIT de Nîmes, quatre anciens adhérents de la CGPME, proches ou partisans du président sortant de la CCIT, Éric Giraudier (Medef), demandent la mise sous tutelle de la fédération du Gard. Martine Tibérino, Danièle Paoli, Richard Ivorra et Robert Barrachin, qui se disent « mis au banc de leur syndicat professionnel pour avoir préféré servir les intérêts des TPE et des PME de leur territoire, plutôt que s’enfermer dans une posture d’opposition stérile et infondée », annoncent « la création d’un Collectif gardois pour les petites et moyennes entreprises, et demande aux instances nationales la mise sous tutelle de la CGPME 30 ». Selon eux, « l’élément déclencheur de leur colère remonte aux dernières élections des représentants patronaux au sein de l’Urssaf, début décembre : contrairement à l’accord ratifié en octobre dernier par les présidents des trois principales organisations patronales (Medef, CGPME et UPA), la CGPME a choisi de manœuvrer seule et dans l’ombre afin de s’emparer de la présidence de l’organisme paritaire. » Ils dénoncent le « mode de fonctionnement opaque », selon eux, du syndicat. En fait, plusieurs d’entre eux avaient déjà pris partie un an plus tôt pour Éric Giraudier, en faisant partie de ses colistiers, ou en le rejoignant après l’élection, comme la pharmacienne Danièle Paoli, colistière d’Henry Douais.
« Cavaliers masqués »
La création de ce collectif intervient dans un contexte de nouvel affrontement électoral pour le contrôle de la CCIT de Nîmes, après l’annulation, par la Cour d’appel de Bordeaux, des élections consulaires de décembre 2010, remportées par Éric Giraudier. Dans un communiqué publié cet après-midi, le bureau de la CGPME, dirigé par Henry Douais, assure que « ces quatre cavaliers masqués ont franchi depuis longtemps le rubicon pour accoster sur les berges du Medef. Ils n'ont plus aucune légitimité pour parler au nom de la CGPME 30 ». Contacté par La Lettre M, Henry Douais balaye les critiques de ces « quatre très anciens adhérents, qui se réclament de la CGPME pour faire croire qu’il y a des gens de la CGPME sur la liste du Medef ». Selon lui, « Danièle Paoli a adhéré quelques mois avant l’élection de 2010 avant de me trahir ». La pharmacienne, qui représente la profession au niveau national, au sein de la CGPME, est devenue, après l’élection de décembre, vice-présidente en charge du commerce dans l’équipe d’Éric Giraudier. Henry Douais conteste que le fonctionnement de son syndicat ait quoi que ce soit d’« opaque » : « Contrairement au Medef, nous sommes dans la transparence », assure-t-il.
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