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Agri - Agro / Services
| 10/09/2018

Cuisine centrale, bio... : les priorités alimentaires de Montpellier

Politique alimentaire au menu de Philippe Saurel, maire DVG de Montpellier (et président de Montpellier Méditerranée Métropole), ce 10 septembre, à l’occasion de l’inauguration du nouveau self de la cantine scolaire de l’école François Mitterrand à Montpellier. L’édile réitère son souhait de faire construire une nouvelle cuisine centrale. Elle sera installée au sein du Min (marché d’intérêt national) de Montpellier à l’horizon 2023. « Il faut conserver la cuisine centrale dans la ville, afin de la mettre en contact direct avec les producteurs et faciliter la logistique du dernier kilomètre. » Estimée à 30 M€ d’investissement, cette cuisine centrale passera des 13 600 repas actuels à une capacité de 25 000 repas en proposant des prestations à d’autres collectivités ou établissements publics. « Pour l’instant, nous en sommes à l’étape du foncier », ajoute Philippe Saurel. Selon nos informations, la surface de plancher s'élèverait à 5 000 m2.

30 % de bio dans les cantines

« L’agroécologie et l’alimentation constituent l’un des sept piliers de la métropole », rappelle l’édile. La part de produits issus de l’agriculture biologique (ou raisonnée, ou locale) dans les cantines scolaires de Montpellier est de 30 %. « Nous sommes au-dessus des exigences de la loi à venir », se réjouit-il. Sept tonnes de nourriture arrivent chaque joue à la cantine centrale. « Les 59 tonnes de nourriture qui ont été économisées en 2017 en faisant la chasse au gaspillage ont permis d’absorber le surcoût lié aux produits bio ou issus de l’agriculture raisonnée », explique Marie-Hélène Santarelli, élue en charge des cantines scolaires. 60 k€ ont également été injectés pour remplacer le plastique des barquettes par du biocompostable. « Progressivement, les marchés publics qui traitent de l’alimentation vont exiger, au moment de leur renouvellement, des produits bio, poursuit l’adjointe. « Cela signifie qu’il faut aussi que les filières s’organisent pour être en mesure de fournir les volumes nécessaires », insiste Philippe Saurel.

Pacte de Milan

Le maire de Montpellier annonce par la même occasion avoir soumis la candidature de Montpellier pour accueillir en 2019 ou 2020 les cent villes signataires du Pacte alimentaire de Milan. Ce pacte engage les villes qui le signent à protéger les terres à fort potentiel, à donner la priorité aux circuits de proximité et à lutter contre le gaspillage alimentaire. « C’est pour cette raison que nous avons, il y a quelques mois, sorti 200 hectares supplémentaires de terres agricoles du projet d’urbanisation de la métropole », rappelle Philippe Saurel.

Nelly Barbé / barbe@lalettrem.net
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