Comment la conserverie sétoise Azaïs Polito s'adapte à la hausse des coûts
À Sète, la conserverie artisanale de produits de la mer Azaïs Polito, qui fête ses 60 ans en 2023, encaisse la hausse de ses coûts de fabrication en tentant de contenir son impact sur ses tarifs. « Nous installons des panneaux photovoltaïques sur nos bâtiments, indique Véronique Britto, directrice commerciale de l'entreprise de 35 salariés (3,5 M€ de CA). Avec une facture d’énergie multipliée par cinq, cet investissement pourra être amorti en deux ans au lieu de dix ! » Concernant les produits commercialisés en grande distribution et en poissonnerie/épicerie fine, leur positionnement premium - et donc à un tarif élevé - « limite les possibilités de hausse de prix », poursuit-elle, annonçant une augmentation globale de près de 4 %.
À l'issue des dernières négociations commerciales annuelles, Véronique Britto estime que ses interlocuteurs de la grande distribution ont entendu l'argument de ne pas répercuter l’intégralité de la hausse des coûts sur les consommateurs. Ces derniers ont accepté « de prendre eux-aussi leur part en réduisant leur marge ». Les taux de remise ont été aménagés et des remises promotionnelles ont été prévues au cours de l’année, ajoute-t-elle.
Segment premium
« Notre modèle économique est construit autour d’un marché premium et non de prix qui nécessiterait de faire toujours plus de volume. En période de crise, ce sont les catégories de consommateurs les plus modestes qui recentrent leurs achats vers les produits de première nécessité ». Positionné sur un marché de niche, la directrice commerciale explique aussi que ses produits s’adressent à une clientèle avec davantage de moyens, « capable d’encaisser une hausse de nos produits, mais à condition que la grande distribution prenne aussi sa part ».











