La medtech Womed lève 5 M€ pour traiter l'infertilité féminine
Spécialisée dans le développement d’un dispositif médical de prévention de fausses couches et de problèmes de fertilité, la medtech héraultaise Womed boucle une levée de 5 M€. L’opération est destinée à accélérer son développement à l’international, notamment aux États-Unis, et à financer de nouveaux essais cliniques. Le tour de table a été auprès des fonds Irdi Capital Investissement, Cemag et Centrak. En parallèle, Womed ouvre son capital au grand public avec deux campagnes de financement participatif lancées sur les plateformes Capital Cell et lita. La medtech créée en 2018 avait déjà levé 6 M€ en 2024. Issue du CNRS, la start-up qui emploie une dizaine de salariés prévoit de traiter 95 000 femmes par an à horizon 2028.
Recherche pluridisciplinaire
En 2021, le dispositif médical Womed Leaf a obtenu le marquage CE, conformément au nouveau règlement européen. Concrètement, le dispositif se présente sous la forme d’un film qui est introduit dans la cavité intra-utérine après opération. L’innovation, réalisée à partir d’un polymère biocompatible, est issue du département biopolymères artificiels de l’Institut des biomolécules Max Mousseron – composante de l’institut Carnot Chimie Balard Cirimat de Montpellier – et du CHU de Nîmes. Entré en production début 2024, Womed Leaf a été développé par Stéphanie Huberlant (CHU de Nîmes), Salomé Leprince (R&D manager Womed) et Xavier Garric (Université de Montpellier/CHU de Nîmes). Basée à Montpellier, la medtech développe aussi des thérapies par administration intra-utérine de médicaments pour le traitement des fibromes, de l'endométriose et des hémorragies aiguës.











