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Languedoc-Roussillon
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| 8/01/2015

Charlie Hebdo : l’onde de choc

Tuerie à Charlie Hebdo (12 morts) du 7 janvier à Paris : les deux tireurs présumés, deux frères âgés d’une trentaine d’années, sont toujours en fuite. La traque se poursuit en Picardie, où ils trouveraient. Les réactions d’indignation, de solidarité avec la presse et les policiers, et d’appel à l’union nationale se multiplient. Une marche est prévue dans les grandes villes de France, dimanche à 15h.

Suite des réactions régionales.

Philippe Saurel, maire de Montpellier et président de Montpellier Méditerranée Métropole (DVG) : « Résister, et reprendre en main notre destin national »

Philippe Saurel a cité, mercredi en fin de matinée sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Montpellier, où 300 personnes s’étaient réunies, des extraits de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789. Quatre des 17 articles ont été cités par le maire DVG de Montpellier : l’article 1 (« les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune. »), 2 (« le but de toute association politique et la conservation des droits naturels est imprescriptible de l’homme. Ces droits naturels sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression »), 6 (« la loi est l’expression de la volonté générale. Tous les citoyens ont droit de concourir personnellement, ou par leurs représentants, à sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse »), 11 (« la libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme. Tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf répondre de l’abus de cette liberté dans le cadre déterminé par la loi. »
L’élu a enchaîné : « Elus, agents du service public, nous sommes en première ligne, et nous ne devons pas céder et défaillir. Défaillir aux lois de la République et céder à des ambiances généralisées qui pourraient nous entraîner dans des comportements abjects. Nous devons rester les piliers de la République à un moment où elle doute, où elle s’interroge sur son avenir et sur notre capacité commune de vivre ensemble. Il est bien de s’indigner, mais l’on peut s’indigner tout seul, le soir, dans son coin. Résister, c’est autre chose. C’est la Résistance qui a permis à la France d’écrire les plus belles pages de son histoire. Mais pour cela, il faut une République forte, implacable avec les ennemis de la liberté, intraitable avec le principe de laïcité, debout, qui refuse les pièges de la division et des extrémismes, une République fière de rassembler tous ses citoyens, une République conquérante, juste et généreuse pour ses enfants. La communauté nationale doit faire le pas vers un rassemblement plus fort, plus efficace, dans la vie de tous les jours. Ce sont des moments difficiles que nous traversons. Ces moments difficiles doivent être pour nous l’occasion de nous ressaisir et de reprendre en main notre destin national. »

François Commeinhes, sénateur, maire de Sète, président de Thau agglo (UMP) : « Ignoble atteinte contre la démocratie »

François Commeinhes, maire de Sète, président de Thau Agglo et sénateur, s’est exprimé ce matin 8 janvier, en préambule d’une conférence de presse sur ses premiers mois de sénateur. « Il a été question d’annuler cette rencontre. Après réflexion, il m’a semblé nécessaire de maintenir cette conférence pour vous témoigner de mon soutien fort et indéfectible », a-t-il déclaré, avant de condamner « l’ignoble atteinte perpétrée à la liberté de vos actions mais aussi à ce précieux trésor qu’est la démocratie ». François Commeinhes a ensuite participé à une minute de silence devant le club de la presse où se tenait la conférence. Quelques dizaines de personnes, journalistes, mais aussi des passants se sont joints à cette minute de recueillement. Hier soir, plusieurs milliers de personnes s’étaient rassemblés devant le club de la presse, place du nombre d’or à Montpellier, pour exprimer leur indignation et leur solidarité. Toute la matinée, des anonymes ont continué de s’arrêter pour signer et laisser des témoignages dans les cahiers laissés devant le bâtiment à cet effet.

Les catalans condamnent un « très dur attentat »

Le président du gouvernement catalan, Arturo Mas et le maire de Barcelone, Xavier Trias, ont condamné ce « très dur attentat » après la signature d’une convention cadre, ce 8 janvier au Palais de la Generalitat. Dans un communiqué, le chef de l’exécutif catalan indique avoir adressé des lettres de condoléances au président français, François Hollande, et au premier ministre, Manuel Valls dans lesquelles il a exprimé sa solidarité et ses condoléances à « nos amis et voisins français ». Selon lui, cet attentat « n’est pas seulement contre eux mais contre nous tous, parce que nous appartenons à la même civilisation et nous partageons les mêmes idées du point de vue socioéconomique, pro-européen,… » Tout en rappelant que la Catalogne « a aussi beaucoup souffert des durs attentats pendant les dernières décennies », Arturo Mas a ajouté que « tous les objectifs sont légitimes tant que les moyens sont pacifiques et démocratiques. »

Photo / HV

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