CCI des Pyrénées-Orientales : « Si on gêne, qu’on nous le dise ! »
Comme son homologue héraultais André Deljarry, Bernard Fourcade, président de la CCI des Pyrénées-Orientales, dénonce le 22/11 la nouvelle ponction de l’État prévue par la loi de finance en discussion ce 23/11 au sénat. « Je comprends le contexte budgétaire général. Mais les chambres de commerce ont déjà été ponctionnées de 35 % auxquels s’ajoutent les 17 % annoncés, soit 50 % », s’inquiète le président qui va voir ses ressources baisser de 1 M€ supplémentaire. « Si on gêne qu’on nous le dise ! Depuis 5 ans on subit la politique du nœud coulant et en même temps on nous octroie des missions supplémentaires : enregistrement et gestion des fichiers des ambulants et des agents immobiliers », déclare l'élu consulaire à La Lettre M. Les ressources fiscales de la CCI sont passées de 11 M€ en 2012 à 4,2 M€ en 2018 si la loi de finance est validée. La CCI a déjà réduit ses effectifs de 40 agents (sur 180). « Cela va devenir compliqué de réaliser correctement nos missions d’accompagnement des entreprises sur les territoires. C’est vrai qu’à la différence d’autres (les collectivités, l’État, NDLR), on ne communique pas sur des panneaux 4 par 3 indiquant : 'Ici la CCI a aidé l’implantation ou le développement de cette entreprise' » », ironise l’élu consulaire, qui espère un étalement de cette baisse des ressources issues de la taxe pour frais de chambres soit étalée sur plusieurs années. La CCI a mis en vente le palais consulaire, mais ne souhaite pas se séparer des quelques bâtiments et du centre routier qu’elle possède sur la zone Saint-Charles à Perpignan.










