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Languedoc-Roussillon
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Energies
| 27/03/2015

Biocarburant : le projet Salinalgue abandonné

Le projet Salinalgue, porté par plusieurs partenaires industriels, dont le groupe GDF Suez, et qui visait à fabriquer du biocarburant à partir de la culture de microalgues, ne débouchera pas sur une phase industrielle. Il a été arrêté fin 2014, la plateforme de Gruissan (Aude) étant fermée. Le projet, qui représentait un investissement de 7,5 M€, dont 4 M€ de FUI, associait notamment les PME Idee Aquaculture et Naskeo Environnement, et Air Liquide, ainsi que huit centres de recherche, à Toulouse, Nantes, Narbonne, Bagnols, et en Paca. Il visait, à terme, un CA de 400 M€, et la création de 300 à 500 emplois. « Malgré des résultats très prometteurs, des développements sont encore nécessaires pour atteindre une viabilité technico-économique d'une filière microalgue à grande échelle », indique l’ancien chef de projet Thomas Lasserre (La Compagnie du Vent). « Les incertitudes sur la productivité et les coûts de production importants destinent donc encore aujourd'hui les microalgues à des applications de niche à haute valeur ajoutée ». Le projet a néanmoins permis des avancées dans de nombreux domaines, qui seront présentées ce jeudi 2 avril à Montpellier, au Domaine de Massane, par le pôle de compétitivité Trimatec, dans le cadre d’une rencontre Algo’Réso.

Des avancées sur plusieurs sujets

 

L’objectif du projet Salinague était d’étudier et d’expérimenter l’extraction des composés contenus dans une microalgue, Dunaliella Salina (DS), pour valoriser la biomasse produite. Une industrialisation progressive sur 6 000 ha était prévue à partir de 2015. Le projet s’est arrêté avant la phase 2, qui prévoyait une phase de test à plus grande échelle, sur 5 à 10 ha.

Le projet a néanmoins, selon Thomas Lasserre, « vu des avancées sur de nombreux sujets, comme la sélection d'une souche très productive en beta carotène, la maîtrise de la culture en milieu ouvert, la récolte par flottation à grande échelle, le développement de technologies alternatives pour l'extraction de bioproduits et l'analyse des impacts environnementaux de la filière ». Il estime que ces avancées « peuvent être utilisées sur ces marchés en devenir. Par exemple celui des microalgues alimentaires fraiches, avec le développement des sociétés Alg&You et Inalve par trois des participants du projet et la prise de responsabilité d'une quatrième participante dans la cadre du développement du programme AMICAL, qui a pour objectif la création d'une filière de production de microalgues en Nouvelle-Calédonie. »

Henri Frasque
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