ATR enregistre une hausse de 40 % de ses ventes et se prépare à monter en cadence
Le constructeur haut-garonnais d'avions régionaux ATR enregistre 1,2 Md$ de chiffre d’affaires en 2024, soit environ 1,16 Md€. L’an dernier, le groupe de 1 200 salariés a enregistré 56 commandes, ce qui représente une hausse annuelle de 40 % et porte son carnet de commandes global à plus de 150 appareils. « Avec 35 avions livrés et un autre prêt à l’être, le nombre de livraisons a été stable et conforme à nos prévisions », précise Nathalie Tarnaud Laude, présidente exécutive, le 12 février. La dirigeante prévoit en 2025 « une nouvelle année de stabilisation » avant de s’engager dans « une montée en cadence à partir de 2026 ». Objectif : produire à terme une soixantaine d’appareils chaque année.
« La trajectoire commerciale est bonne »
Dans le détail, les 56 commandes enregistrées l’an dernier – soit 51 appareils de type ATR 72 et cinq ATR 42 – par l’avionneur haut-garonnais incluent les engagements de la part d’opérateurs existants et ceux de nouveaux clients, qu’il s’agisse de compagnies aériennes ou de loueurs. L’année a été marquée par « un engagement significatif » de la part des compagnies asiatiques, mais également par un intérêt nouveau exprimé par les opérateurs canadiens. Côté projections, « lorsque l’on regarde la flotte mondiale, on constate que beaucoup d’avions vont devoir être remplacés dans les vingt prochaines années », se réjouit Alexis Vidal, directeur commercial. « La trajectoire commerciale est bonne », abonde Nathalie Tarnaud Laude. À noter : en 2024, le pôle support et service clients d’ATR a enregistré 480 M$ de CA, soit environ 463 M€, en croissance de 15 %.
Une supply chain toujours en tension
Les ambitions commerciales d’ATR s’inscrivent cependant dans un contexte de tensions en termes d’approvisionnement au sein de la supply chain – chaîne de sous-traitance partenariale – de l’avionneur régional. Des difficultés qui pourraient persister « a minima durant la première partie de l’année », estime le groupe.
Interrogée le 12 février, à l'occasion de la présentation à la presse des résultats du groupe, sur l’abandon – annoncé fin 2024 – du programme de développement d’un appareil à décollage et atterrissage court (STOL), l’ATR 42-600S, Nathalie Tarnaud Laude évoque une décision stratégique. « Nous avons analysé le marché en profondeur et avons compris que sa dynamique avait changé depuis le Covid, confie-t-elle. Certaines opportunités envisagées ont disparu. Nous avons donc fait le choix de rediriger nos ressources vers d’autres sujets. »
En 2019, dernier exercice avant la crise sanitaire, la coentreprise d’Airbus et de Leonardo avait réalisé 1,6 Md$ (soit environ 1,4 Md€) de CA.











