Après sa reprise par le groupe chinois Wanrun, Safra va investir 20 M€ en trois ans
Le spécialiste tarnais de la mobilité Safra, repris en mai dernier à la barre du tribunal de commerce d’Albi par le groupe chinois Wanrun, ambitionne d’investir 20 M€ au cours des trois prochaines années pour accompagner son développement. Une enveloppe qui sera dédiée à « l’amélioration et l’extension » du site industriel albigeois de Safra, mais aussi à « la prise de participation dans des entreprises européennes actives dans la mobilité décarbonée et les nouvelles énergies » et à la création de « nouvelles structures en Europe » en vue de soutenir l’expansion de certaines activités du groupe, désormais constitué de trois entités distinctes : Safra New Mobility, Safra Services et Safra Investments.
Trois entités indépendantes
Le nouvel actionnaire de Safra, le groupe Wanrun, a fait le choix de mettre en place une organisation repensée au travers de trois sociétés « indépendantes et complémentaires ». Pilotée par Vincent Gu, Safra Investments – qui porte les investissements envisagés – est la holding « stratégique et financière » du groupe, interlocutrice directe de son actionnaire principal. Elle a par ailleurs vocation à investir dans des sociétés « alignées avec la stratégie de développement » de Safra tout en tissant des partenariats au service de ses filiales et en facilitant les synergies.
De son côté, Safra Services, héritière directe du savoir-faire historique du groupe tarnais, assurera la rénovation et la maintenance lourde de matériel roulant tel que bus, métros, tramways et funiculaires. « Grâce à cette relance, nous avons les moyens de continuer à accompagner durablement nos clients dans leurs besoins de prolongation de vie de leur flotte en leur proposant des solutions fiables, sur mesure et techniquement éprouvées », assure Joël Alpin, directeur de l’entité.
Enfin, Safra New Mobility, pilotée par l’ancien président de Safra, Vincent Lemaire, constitue « le pilier technologique des trois sociétés ». Elle va développer et commercialiser des solutions de transport zéro émission destinées aux collectivités et aux autorités organisatrices de mobilité, parmi lesquelles la gamme de bus à hydrogène Hycity, dont se prépare actuellement une version 100 % électrique. L’entité continue également à piloter l’industrialisation du kit de rétrofit H2-PACK, notamment expérimenté avec la Région Occitanie. « Nous sommes déterminés à accélérer le développement de notre gamme de solutions zéro émission, en particulier grâce aux synergies que nous construisons avec nos partenaires asiatiques, indique Vincent Lemaire. Cette collaboration ouvre de nouvelles perspectives technologiques et industrielles qui nous permettent de proposer des véhicules toujours plus adaptés aux enjeux de la transition énergétique. »
Une logique de « continuité »
Cette feuille de route de relance entend s’inscrire dans « une logique de continuité respectueuse de l’histoire et des valeurs de l’entreprise » fondée à Albi en 1955. Avec une raison d’être commune aux trois entités : « Être un acteur industriel européen impliqué dans l’accélération de la transition énergétique en concevant des solutions concrètes, durables et accessibles pour la mobilité, les technologies et les énergies de demain », indique le groupe tarnais de 120 salariés.
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