Aménagement du territoire montpelliérain : Michaël Delafosse déroule sa méthode
La Ville et la Métropole de Montpellier (3M) a organisé les premières assises du territoire, le 9 février au Corum, donnant un signal fort du changement de méthode dans le lancement des projets urbains. « L’intérêt de ces assises est de donner la feuille de route de l’investissement public aux acteurs de l’immobilier, aux entreprises des travaux publics, les promoteurs, les architectes, indique Michaël Delafosse, président PS de la métropole et maire de Montpellier, lors d’une conférence de presse organisée en amont de l’événement au domaine Méric.Cet investissement public va générer de l’investissement privé. Pour chaque euro investi, c’est de l’emploi local qui sera créé ou maintenu notamment dans les entreprises du BTP qui répondront à nos marchés. »
500 M€ investis par an
« Montpellier a pris du retard, notamment dans les mobilités. En un mandat, on devrait faire l’équivalent de deux mandats eu égard à notre stratégie et notre volonté d’investir en mobilisant les crédits du plan de relance ou du contrat de plan État-Région », indique l’élu, rappelant l’ambition du plan pluri-annuel d’investissement sur la durée du mandat, soit environ 500 M€ par an (1 Md€ pour la Ville et 2,5 Md€ pour 3M). « Notre ambition est d’améliorer le taux d’exécution du budget d’investissement qui est passé de 57 % à plus de 70 % la première année du mandat et de Covid », rappelle l’élu, se voulant ainsi rassurant pour les entreprises.
Des orientations ciblées
Sans donner le détail des assises, l’élu a détaillé ses objectifs - rééquilibrer la ville, accélérer la transition écologique, embellir le cœur de ville, apaiser les quartiers, requalifier et revaloriser les espaces publics, réaliser une ville parc - et donné quelques orientations : « production qualitative et géographique de logements, typologie d’habitat (grand logements), architecture, abaissement des seuils des appels d’offres pour permettre aux entreprises du territoire de répondre aux marchés, clauses sociales et environnementales, mobilisation des dispositifs tels que le bail réel solidaire (2e semestre 2022) ou encore le permis de louer... ». « Les lots lancés vont s’étaler sur deux ans. Nous relançons aussi les folies montpelliéraines, une dizaine est envisagée. Parmi les autres projets, il y a le quartier Ovalie et l’ilôt Vernière, l’aménagement du toit du Corum, extension du Musée... », précise l’élu qui confirme par ailleurs le calendrier du PLUi (plan local d’urbanisme intercommunal) au 2e semestre 2023.
Une organisation modernisée
Pour atteindre ses objectifs, les collectivités sont organisées comme « un groupe Montpellier et sa métropole autour de vingt pôles avec des responsables qui travailleront sur la transversalité, au lieu de soixante-dix directeurs avant. La modernisation de l’organigramme s’accompagne aussi de la fusion de la Serm et ACM pour créer de la synergie, ou encore l’arrivée de nouveaux cadres dirigeants comme Laurent Senigout, le nouveau directeur général de la Tam (1 100 collaborateurs, NDLR) qui prendra ses fonctions en avril. Il reste un recrutement à finaliser celui du responsable du patrimoine immobilier (un million de m2, NDLR) », précise l’élu.










