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Hérault
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Infrastructures
| 20/01/2010

A9 : pas de décision avant les régionales

Le préfet de l’Hérault, Claude Baland, a annoncé mercredi 20 janvier, lors de ses vœux à la presse, qu’une étude complémentaire de trafic sur l’Autoroute A9, au niveau de Montpellier, avait été demandée par le ministre de l’Écologie Jean-Louis Borloo.

Selon le représentant de l’État dans la région, cette étude, qui a été confiée à la DDTM (ex-DDE), prendra « quatre ou cinq mois », et sera préalable à la décision finale du gouvernement, quant à la solution retenue pour le doublement de l’A9 à Montpellier. Le 23 juillet dernier, le ministère s’était déclaré favorable à un « déplacement court » de l’A9, sur 12 kilomètres, entre Saint-Jean-de-Védas et Montpellier Est, et une transformation à terme de l’axe actuel en boulevard périphérique urbain. Il avait demandé l’accélération des travaux d’aménagement des trois échangeurs de l’autoroute actuelle, aujourd’hui achevés. L’impact de ces aménagements a fait l’objet d’une première étude d’un mois, jugée trop courte. Une deuxième étude a donc été demandée, dont les résultats ne seront connus qu’après les prochaines élections régionales. Le ministère avait initialement annoncé une décision finale sur ce dossier avant la fin de l’année 2009.

Lors de ce point presse, le préfet a évoqué d’autres dossiers :

L’intercommunalité.

« Le préfet doit élaborer un schéma départemental d’ici à la fin 2011. Dans l’Hérault, six communes sont isolées, hors de toute intercommunalité. Il existe par ailleurs 172 syndicats intercommunaux. Il faudra supprimer les doublons. »

Le centre d’enfouissement de Fabrègues.

« Mon prédécesseur a pris un arrêté autorisant sa création le 28 novembre 2008. Le Coderst (conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques) a émis un avis favorable à l’unanimité. La solution alternative de la torche à plasma ne marche pas. Sita a déposé un dossier de permis de construire le 23 novembre à la mairie de Fabrègues. Le maire a jusqu’au 23 février pour l’approuver, ou non. S’il le refuse, sans apporter d’argument nouveau, je le défèrerai au tribunal administratif. »

L’interprofession viticole.

« Le ministre Lemaire a envoyé une circulaire aux préfets pour parvenir à une seule interprofession viticole. Ici, il existe déjà une structure, Intersud, mais elle est sous-utilisée. Est-ce que l’État a le pouvoir d’imposer ? Non. Les responsables sont là depuis longtemps. C’est leur terroir. Ils ont une mentalité. Un préfet de région, comme le préfet Thénot, peut avoir une grande influence sur l’évolution de la viticulture, à condition d’utiliser surtout la persuasion, la concertation, de montrer aux viticulteurs que c’est dans leur intérêt. Dans cette salle à manger se sont tenus des dîners, à l’issue desquels mes prédécesseurs ont dit : « Vous êtes enfin unis, on va ouvrir le champagne ! ». D’abord, il n’y a plus de champagne en préfecture, mais de la blanquette de Limoux. Ensuite, attendons le 21 janvier (date d’une nouvelle réunion du comité de bassin, ndlr). Le préfet n’est pas naïf ».

Devoir de réserve.

« La période de réserve liée aux prochaines élections commence le 8 février. L’un des candidats (Georges Frêche, ndlr) présentant sa liste le 23 janvier, je me considère en période de réserve à partir de cette date. »

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