Mis en vente par son propriétaire, Aubert & Duval va supprimer 144 postes à Pamiers
Le groupe international minier et métallurgique Eramet (CA 2020 : 3,5 Md€, 13 000 salariés) envisage de céder sa filiale Aubert & Duval* (A&D). En cause, l’impact de la crise sanitaire et de l’effondrement du trafic aérien sur l’activité de l’entreprise. Son chiffre d’affaires - réalisé à hauteur de 80 % dans le secteur aéronautique - a ainsi chuté de 38 % l’an dernier pour s’établir à 539 M€. « Nous travaillons aux modalités d’une éventuelle cession d’Aubert & Duval, pour faire émerger une offre satisfaisante et assurer l’avenir de cette activité stratégique pour la filière », a indiqué Christel Bories, PDG d’Eramet lors de la présentation des résultats 2020 du groupe fin février. Un projet de cession présenté aux salariés début décembre 2020.
« Une offre de reprise devrait être déposée avant fin mars par un consortium associant Airbus, Safran et ACE Management. Leur objectif consiste à sécuriser leur approvisionnement en titane en maintenant une filière franco-française », précise à La Lettre M Gilles Pont, délégué CGT d’A&D. La direction a par ailleurs annoncé la suppression de 144 emplois à Pamiers - l’un des principaux sites de production de l’entreprise avec 1 200 personnes - dans le cadre d’un plan de départs volontaires. Au total, A&D s'apprête à supprimer 462 postes dans ses différents sites français.
* A&D (3 880 salariés) est spécialisée dans la conception et la fabrication de pièces forgées, matricées ou par compaction isostatique à chaud, mais aussi de barres et de poudres en aciers, superalliages, aluminium et titane. L’entreprise exploite sept sites de production : Ancize (63), Pamiers, Issoire (deux unités - 63), Firminy (42), Imphy (58) et Irun (Espagne).
