Un groupement de 27 producteurs régionaux à l'assaut des GMS et épiceries
L'union fait la force dans l'agroalimentaire. Vingt-sept entreprises régionales, principalement de jeunes TPE, se regroupent au sein de Sudelices, société coopérative d'intérêt collectif (Scic) en cours de montage. « Le siège est actuellement à Saint-Jean-de-Védas car nous repartons de ma société existante Proviasud, spécialisée dans les produits à base de stevia. Les nouveaux locaux, de 150 m² dans un premier temps, seront au Min de Montpellier, géré par la Métropole. La signature est en cours », annonce à La Lettre M Aurélien Picard, futur président de la structure et propriétaire du site marchand héraultais La Maison du Stevia, qui participe à l'aventure.
Mutualisation
Cette alliance vise à « mutualiser les actions commerciales en magasin et les achats de bouteilles ou d'étiquettes auprès d'un même fournisseur, réduire les coûts logistiques et l’impact carbone mais aussi libérer du temps pour les dirigeants multi-casquettes de chaque marque, pour qu’ils participent à des salons, conçoivent de nouveaux produits au lieu de s’occuper de la livraison par exemple », explique l'ingénieur en génie biologique. Outre les compléments alimentaires, terrines, biscuits, bières et autres douceurs artisanales, pour un total de près d'un millier de références sans colorant ni arôme artificiel, seront commercialisées à partir de fin mars. « Pour commencer, nous avons frappé à la porte des magasins, principalement régionaux, proposant déjà au moins un des produits du catalogue », commente-t-il.
Export
Parmi les 250 points de vente concernés : hypermarchés, supermarchés, épiceries, parapharmacies… Rémunérés au résultat, une dizaine de commerciaux indépendants sont mobilisés. Leur mission : installer des présentoirs estampillés Sudelices proposant plusieurs marques. Le lancement du site marchand Naturellement-gourmand.fr est attendu en avril. Les premiers pas à l'export, prévus d'ici la fin d'année. Pour cela, il faudra bâtir un catalogue dédié à la clientèle étrangère, « avec le soutien de l'Area Occitanie et Sud de France », espère-t-il.
Collectivités
« L'objectif de la Scic n'est pas de réaliser des bénéfices pour elle-même mais de générer du chiffre d'affaires pour chaque marque », résume Aurélien Picard. La structure sera composée de trois « collèges ». Les salariés : le président et le directeur commercial uniquement, avant les premières embauches de préparateurs de commande. Les partenaires, producteurs en tête. Et les clients : magasins, particuliers et pourquoi pas « des collectivités souhaitant mettre en avant les producteurs de leur territoire », imagine-t-il. « Contrairement à la Scop, où un adhérent pèse une voix, chaque collège aura un droit de vote, quelque soit le nombre de ses adhérents », conclut-il.
