la lettre M

Gard
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Industrie
| 14/01/2021

Fadilec s’apprête à lancer sa première gamme de robots

Didier Farigoule, fondateur et dirigeant de Fadilec. ©DR

Passer de « société de services qui conçoit et fabrique des solutions », pour le compte de clients industriels (automobile, nucléaire, chimie, agroalimentaire…) à constructeur de ses propres produits. Telle est l’ambition du groupe Fadilec (50 salariés, CA : 4 M€, un site à Vénissieux - 69, siège à Laudun), spécialisé dans la robotique, l’automatisme, l’informatique et la mesure. Depuis environ un an, l’entreprise s’est lancée dans la conception et la fabrication de sa propre ligne de produits. Celle-ci compte déjà quatre robots : un robot autonome en milieu hospitalier (Skylife) ; un robot de nettoyage et de mesure en milieu hostile ; un robot de caractérisation de colis de déchets dangereux (nucléaires notamment) en milieu hostile et ReCOVery, robot de décontamination de l’air et des surfaces développé en collaboration avec les entreprises Sirea (Castres – 81), Innowtech (Les Angles – 30), Alfileo (Nîmes – 30) et Sterixene (Les Angles).
« Nous sommes sur la partie développement de la base mobile de ces robots, les algorithmes, les questions de sécurité et d’autonomie… », indique Didier Farigoule, fondateur et dirigeant de Fadilec, à La Lettre M. Pas encore en phase de commercialisation, le premier robot de cette gamme devrait être terminé fin 2021. Les clients ciblés évoluent dans l’industrie, à l’exception de ReCOVery dont le champ d’action peut être élargi et inclure notamment les établissements de santé. Autre axe stratégique de développement pour Fadilec : la cybersécurité et la protection des données. « Cette activité est en plein essor, les entreprises industrielles sont de plus en plus la cible de piratage, nous accompagnons donc nos clients dans la mutation de leurs outils numériques. Nous comptons dans nos équipes des ingénieurs spécialisés en cybersécurité. »

Export et recrutements
Outre le développement de produits en propre, Fadilec entend accroître la part de son CA à l’export. « Actuellement elle est très faible, de l’ordre de 3 %, nous aimerions atteindre 15 %, d’ici à fin 2023. Les marchés porteurs que nous visons sont les États-Unis, la Chine et les Émirats arabes unis. »
Pour accompagner ces évolutions, cinq recrutements sont programmés en 2021. Profils recherchés : techniciens et ingénieurs spécialisés dans le contrôle-commande, la mécatronique et l’informatique. « Nous recherchons aussi un business développeur », précise Didier Farigoule. Pour la commercialisation et la distribution de ses produits propres, notamment à l’international, Fadilec étudie de possibles embauches sans pour autant exclure une externalisation de cette activité, par exemple via des distributeurs implantés dans les marchés ciblés.

Extension
Par ailleurs, à l’étroit dans ses locaux gardois, Fadilec pourrait s’agrandir. « Nous disposons de 400 m2 de bâti sur un foncier d’environ 1 000 m2. Il est donc possible de réaliser une extension. Idéalement, il nous faudrait disposer de 30 à 40 % de plus en bâti. » Extension, déménagement…la décision devrait être prise d’ici à la fin de l’année. Didier Farigoule privilégiera une extension.

Stéphanie Roy / roy@lalettrem.net

Skylife est le robot autonome destiné au milieu hospitalier, développé par Fadilec. 

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