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| | 15/06/2007

Jallatte: la direction française propose le maintien de 80 personnes à Saint-Hippolyte-du-Fort

Le directeur général de Jallatte, Joël Aunos, propose de maintenir 80 emplois de production, selon les syndicats, sur le site de Saint-Hippolyte-du-Fort. Ce plan permettrait de réduire le nombre de licenciements prévus de 285 à 205. Au terme d’une rencontre marathon de sept heures, au siège cévenol de la société, vendredi 15 juin, les représentants des salariés ont exposé les grandes lignes du plan qui leur a été présenté, et qui doit théoriquement être remis ce lundi 18 juin aux dirigeants du groupe Jal, maison-mère de Jallatte : “Le site garderait 80 salariés pour produire 650 000 paires par an. Le haut-de-gamme serait toujours produit à Saint-Hippolyte, le reste serait délocalisé en Tunisie”, explique André Chierichini, délégué CFE-CGC. “Mais ils n’ont pas tenu compte, dans leurs calculs, du taux d’absentéisme, qui s’élève à 13 %. Du coup, il faudrait encore augmenter la productivité”. Le syndicaliste pointe également de nombreuses inconnues : “on ne connaît pas le montant de l’aide de l’Etat, ni les pré-retraites, rien de rien”.Réponse attendue dès dimancheSelon Christophe Rivencq, directeur de cabinet du maire d’Alès Max Roustan, qui a participé aux négociations avec la direction et les représentants de l’Etat, le ministre de l’Economie, Jean-Louis Borloo, serait prêt à mettre en oeuvre des mesures d’accompagnement.Joël Aunos a donné jusqu’au dimanche 17 au soir aux représentants du personnel pour faire connaître leur point de vue sur le plan qu’il doit présenter au groupe Jal lundi 18. “C’est beaucoup trop court !” s’exclame André Chierichini. “D’autant que nous avons perdu deux jours : M. Aunos a quitté la salle, lors de notre dernière rencontre, mercredi 13, parce qu’il n’acceptait pas la présence de notre expert”. Les syndicats réclament un délai d’une semaine pour pouvoir étudier le plan et consulter le personnel.La décision dépend de JalPour être engagé, le plan Aunos doit avant tout être approuvé par les actionnaires américains du groupe Jal. En cas de refus, le plan annoncé le 31 mai à Saint-Hippolyte-du-Fort sera appliqué : 285 emplois seront supprimés, les licenciements intervenant dès le mois de septembre prochain. Les modalités d’application du plan social seraient annoncées dès le 25 juin. Toute la production serait dans ce cas délocalisée de France en Tunisie. Seuls resteraient dans le Gard, à Saint-Hippolyte-du-Fort, les services commerciaux et administratifs. Dans tous les cas de figure, le site d’Alès serait bel et bien fermé. « Mais il pourrait accueillir des activités alternatives, comme une tannerie », explique Christophe Rivencq. Le bras droit de Max Roustan estime que le plan Aunos « tient la route, d’autant plus que le cabinet mandaté par l’Etat pour examiner la situation de l’entreprise a démontré que Jallatte était rentable. Dans cette affaire, les salariés et le directeur ont été exemplaires ». H. F.

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