Région/Agroalimentaire - Le CCE des Salins confirme 61 suppressions d’emploi en L.-R.
La Compagnie des Salins du Midi et de l’Est (CSME) envisage la suppression de 61 postes dans ses sites du L.-R. : 59 à Aigues-Mortes dans le Gard, 1 à Gruissan et 1 à La Palme dans l’Aude, selon les syndicats. En tout quelque 140 postes sont menacés, CDD compris, toujours de source syndicale. Ces dispositions ont été confirmées hier lors d’un Comité central d’entreprise (CCE) tenu au siège de l’entreprise, à Montreuil. Des chiffres légèrement différents de ceux avancés par la direction, qui annonce 53 suppressions à Aigues-Mortes : 6 employés pourraient être reclassées, mais pas dans la région ; 128 employés permanents sont concernés France entière. Ces licenciements interviennent dans le cadre d’un plan de relance annoncé par la direction de l’entreprise qui connaît de sérieuses difficultés, et souffre notamment de la concurrence des sels étrangers. « Nos sites industriels, tous préservés grâce à ce plan, seront renforcés par une spécialisation sur leurs métiers forts ; leurs installations seront modernisées, précise le communiqué diffusé hier à l’issue du CCE. Notre politique commerciale sera réorientée vers le marketing, l’innovation, le service et la proximité au client. » Le plan prévoit l’investissement sur cinq ans de 70,7 M€ pour la modernisation de quatre de ses sites, dont Aigues-Mortes et Salins-de-Giraud où 2 suppressions de poste sont prévues, sans plus de précision pour l’instant. 6 000 hectares de terrain seront mis à la vente en Camargue, mais la direction assure que le financement du projet de relance n’est pas conditionné par ces cessions : « La vente des terrains en Camargue ne pourra qu’apporter un supplément d’oxygène à la réalisation de notre projet d’entreprise. »Les syndicats mandatent un expertConvaincu que le projet industriel n’est pas viable, les représentants du personnel ont mandaté un cabinet d’experts parisien pour auditer la faisabilité du projet présenté, ainsi que la nécessité et la pertinence du plan social dans sa teneur actuelle. « Nous sommes persuadés que les postes supprimés vont poser des problèmes, notamment en matière de respect des conditions de sécurité, explique François Goût-Lombard, secrétaire du CE et représentant CGT. Nous demandons également à ces experts d’établir la valeur et la pertinence industrielles du projet qui nous a été présenté. Pour l’heure, nous sommes très sceptiques quant à sa capacité à redresser la situation économique de l’entreprise. » Le cabinet a 21 jours pour rendre son verdict. Une nouvelle réunion entre les représentants du personnel et la direction est d’ors et déjà fixée au 9 juin. Les syndicats espèrent alors disposer de nouveaux outils de négociation à opposer à leur direction.C. D.










