Montpellier/Politique – Le vice-président chargé des sports démissionne pendant une conférence de presse de Georges Frêche
Le vice-président chargé des sports à la communauté d’agglomération de Montpellier, l’avocat Jacques Martin, a annoncé sa démission en pleine conférence de presse, ce matin, après un échange très vif avec le président de l’Agglo, Georges Frêche. Ce dernier venait d’annoncer qu’il allait revenir sur une déclaration de son vice-président, parue notamment dans Midi Libre (12/03), selon qui l’Agglo allait revenir sur sa décision de réduire ses subventions aux clubs de haut niveau. Jacques Martin, assis au premier rang, a alors pris la parole pour annoncer son intention de réagir aux propos du président de l’Agglo. Lequel s’est alors emporté : « Si tu me contredis, c’est clair, je t’enléverai ta délégation. Parce qu’ici, il n’y a qu’un président. Il n’y a pas deux présidents. Tu n’étais pas mandaté pour faire des déclarations sur le sport. Tu as eu la langue et tu n’auras pas la réponse. Tu peux démissionner de ton poste de vice-président ! ». Georges Frêche a ensuite confirmé et défendu sa décision de réduire les subventions aux clubs de haut niveau. Pour le rugby, il annonce notamment que « Nicollin pourrait devenir président à partir de juin-juillet » s’il y a un accord avec l’actuel président, Thierry Perez. « S’il n’y a pas d’accord, je ne vais pas régler ces problèmes alors que j’ai sur les bras la campagne des régionales. Donc je demanderai à M. Perez de présider le rugby, un an de plus ».« C’est pas des notes pour la presse »Quelques instants plus tard, Georges Frêche s’adresse de nouveau à Jacques Martin, sur un ton plus calme. « Bon, pardonne-moi, Jacques. Je ne veux pas faire d’histoire parce que tu as dit des choses qui étaient vraies mais, à un moment où la situation est très fluctuante… » « À partir d’une note qui m’a été remise », rétorque l’avocat. « Mais les notes qu’on se donne, c’est des notes entre nous. C’est pas des notes pour la presse, reprend Frêche. Moi je ne te ferai plus de notes. Si chaque fois que je te fais une note, tu la communiques à la presse le lendemain, c’est pas la peine… Alors à ce compte là, je garderai les choses pour moi. Tu sais que j’ai confiance en toi, le problème n’est pas là. On ne va pas ouvrir de crise inutile, ça serait ridicule… » Jacques Martin : « La crise, elle est ouverte et refermée, M. le président… Vous m’avez proposé de démissionner et je vais le faire ».H.F.










