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Hérault
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Syndicats - Fédérations - Associations
| 12/06/2009

Le Medef 34 et le MPR s’unissent dans l’UPE

Quatre mois après avoir affiché leur réconciliation, le Medef Hérault, dirigé par Rudy Iovino, et le Mouvement patronal pour le renouveau de Joseph Francis se rejoignent dans une nouvelle structure, l’Union pour les entreprises. Rudy Iovino en sera le président, Joseph Francis le vice-président. « Nous ne nous sommes pas unis pour nous partager des postes », a assuré Joseph Francis, lors d’une conférence de presse au café Riche, à Montpellier, en fin de matinée. Les deux mouvements s’étaient durement affrontés lors de l’élection partielle, en février 2008, à la CCI de Montpellier, provoquée par la démission de l’équipe de Gérard Borras. « Les patrons ne sont pas seulement des imbéciles qui s’affrontent », a affirmé Joseph Francis. « Nous avons d’énormes projets et nous allons travailler ensemble pour les réaliser ». Interrogé sur l’avenir du MPR, Joseph Francis a répondu qu’il « fusionnerait dans l’UPE, le jour où celui-ci deviendra une entité juridique ».

Un numéro vert pour aider les entreprises

Concrètement, les deux mouvements patronaux ont mis en place six commissions, qui ont planché sur différents sujets, comme l’urbanisme commercial. « Tout s’est très très bien passé, a juré Rudy Iovino. Dans les réunions de bureau, il y eu unanimité sur le travail des commissions ». Les deux syndicats entendent à présent « mettre en place une commission d’experts avec un numéro vert au siège du Medef pour répondre aux chefs d’entreprise en situation difficile ». Les deux responsables n’ont pas jeté de fleurs au président actuel de la CCI de Montpellier, Jean-Pierre Fabre (élu sur la liste de Rudy Iovino). « Donnez-moi un seul projet, et je vous dirai comment on se positionne », a ironisé Joseph Francis. « La Région et l’Europe ont mis en place un fonds pour aider les entreprises. La CCI ne fait rien pour s’y associer ou pour le promouvoir. »

Pas contre le Village des marques

Tous deux ont pris leurs distances avec la position de Jean-Pierre Fabre sur le village des marques. Ce dernier a annoncé qu’il allait demander au préfet que le projet soit « retiré tant que le protocole (signé avec le promoteur Icade, prévoyant de ne pas créer de nouvelles structures cinq ans après l’ouverture d’Odysseum, ndlr) n’aura pas été respecté dans son intégralité ». « Arrêtons de nous opposer à tel ou tel projet économique par bêtise ! », a lancé Joseph Francis. « Il ne faut pas que les commerçants du centre-ville soient les perpétuels oubliés. Mais on ne peut pas être contre un projet économique ». Lui faisant écho, Rudy Iovino estime qu’on « ne peut pas se permettre de dire non sans avoir réfléchi ». Pour lui, « retarder l’ouverture d’Odysseum 1 serait de la folie totale : des commerçants ont commencé à rembourser des crédits. Bloquer ces commerçants serait mettre en péril leur projet. »

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