Pyrénées-Orientales
Institutions
Perpignan/Élections – Vers une triangulaire au second tour
Jean Codognès (divers gauche), qui a recueilli 14,19 % des voix au premier tour des élections municipales partielles de Perpignan, a annoncé cet après-midi qu’il se maintiendrait au second tour, dimanche 28 juin. Il est arrivé en troisième position, derrière Jacqueline Amiel-Donat (24,75 %) et le maire UMP sortant, Jean-Paul Alduy (40,35 %). « J’ai annoncé pendant la campagne que "voter Codognès au 1er tour, ce serait voter Codognès au second tour" », a rappelé l’ancien député PS, qui avait fait liste commune avec Jacqueline Amiel-Donat, au second tour de l’élection de 2008. « Nous nous maintenons, car nous devons construire dans le futur conseil municipal une force crédible avec les Verts et le MoDem. »
Selon lui, « le succès de Jean-Paul Alduy vient plus d’un refus de la part de la population de mettre entre les mains de Christian Bourquin et Jacqueline Amiel-Donat la Ville et l’Agglo. Ce qui s’est exprimé, c’est le "tout sauf Amiel-Donat et Christian Bourquin" », affirme le candidat dives gauche. « Une partie des gens se sont abstenus d’aller votre car ils pensaient peut-être à une fusion au second tour entre nos deux listes. Fusion qui n’aura pas lieu puisque je maintiens l’alternative politique avec ma liste au second tour ».
Le PS appelle au rassemblement
Dans l’après-midi, le porte-parole du PS, Benoît Hamon, a publié un communiqué pour appeler au « rassemblement » au second tour, à Perpignan, de toutes les voix « de gauche », « démocrates » et « progressistes » derrière Jacqueline Amiel-Donat, en « situation d’emporter la victoire ».
Pour le porte-parole du PS, « ce second tour est bien plus qu'une opposition classique entre la droite et la gauche. C'est aussi un test électoral pour ou contre le maintien d'une équipe qui a abîmé la démocratie à Perpignan »
En cas de triangulaire, Jean-Paul Alduy a toutes les chances de retrouver son siège à la mairie. Les élections de 2008 avaient été invalidées par le Conseil d’État, après l’affaire de la fraude « à la chaussette ».










