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Hérault
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| 2/07/2009

Montpellier/CCI – Rudy Iovino élu, la nouvelle équipe affiche sa cohésion

La guerre des patrons est-elle finie dans l’Hérault ? Ce jeudi, au lendemain de son élection à l’unanimité des 46 votants à la présidence de la CCI de Montpellier, Rudy Iovino a tenu à afficher l’unité retrouvée de la Chambre. « Les 50 élus de la CCI ne sont plus scindés en deux groupes (Medef/CGPME/UPA d’un côté, MPR de l’autre, ndlr) , l’un majoritaire, l’autre en opposition. Une seule équipe, soudée, affiche sa détermination à œuvrer dans l’intérêt général. La transmission de relais entre Jean-Pierre Fabre (ex-président nommé conseiller de Rudy Iovino, ndlr) et moi-même s’est fait en toute transparence, d’un commun accord, avec le sens des responsabilités. » « C’est la fin de l’ère Borras », se félicite en coulisse un élu.

Il faut dire que les circonstances forcent à l’union, au moins de façade. Entre régionalisation des CCI, intégration de Sup de Co dans le plan Campus, positionnement par rapport au projet de village de marques, les dossiers chauds ne manquent pas.

Village de marques : le temps des études

Sur le village de marques à Odysseum : « on ne peut pas se permettre de changer de position toutes les cinq minutes, estime Rudy Iovino. On va se réunir pour tracer une ligne de conduite. Il n’y a pas d’opposition stérile, il faut prendre le temps d’analyser. Il y a déjà un protocole. Le moins qu’on puisse faire, c’est de demander qu’il soit respecté. Ça permettra déjà de mieux dialoguer. Il faut prendre conscience des risques que peut provoquer l’ouverture du village de marques sur le commerce du centre-ville et de périphérie. Une étude a été demandée par la CCI. On doit avoir l’étude mi-juillet. On prendra toutes les décisions en fonction de cette étude. Le dialogue est ouvert avec les collectivités et les associations de commerçants. Notre seul objectif, c’est de respecter les équilibres commerciaux. On est de bonne volonté, j’espère qu’on aura en face de nous des gens animés également de bonne volonté. Quand on sait s’écouter, on trouve des consensus forts. »

Sur le parking sous la place royale du Peyrou : « Un président de CCI n’est pas un magicien. Il y a un blocage au niveau de l’État. On va essayer de rouvrir le dossier. Mais on n’a pas non plus beaucoup de moyens de pression sur l’Etat. »?Sur la réforme des CCI : « Les CCI territoriales continueront à avoir beaucoup de pouvoir, contrairement à ce qu’on peut laisser entendre. Ce n’est pas des accueils, ça restera des vraies CCI, avec leurs vraies prérogatives. Les mutualisations de moyens (International déjà, innovation bientôt, ndlr) sont une bonne chose, on ne peut faire de grandes choses que si on les fait ensemble. Mais les CCI sont dans l’action, alors que la CRCI est plus dans l’animation. » Il concède : « Nos décisions tiendront compte de la future réforme. »

Rattacher Sup de Co au plan Campus

Sur l’École de Commerce : « Il faut rattacher l’ESC Montpellier au plan Campus, déclare Jean-Pierre Parisi, président du pôle formation à la CCI de Montpellier. On n’a pas été retenus, mais un grand pôle de gestion ne peut exister que si Sup de Co est à l’intérieur. Le plan Campus n’est pas la panacée financière, mais c’est une opportunité qu’il faut saisir. D’autres possibilités de financement sont à l’étude. Des propositions seront soumises en fin d’année à l’assemblée générale de la chambre. Avec les moyens dont dispose Sup de Co actuellement, nous sommes très bons. Le personnel est admirable. Ça ne veut pas dire qu’il faut s’en contenter, loin de là ! » Concernant l’intervention de collectivités, notamment la Région L.-R. : « Région, Agglomération, conseil général… Beaucoup de structures peuvent financer cette école. D’ailleurs, ce n’est pas notre école, c’est est aussi la leur ! »

Les prochaines élections consulaires devraient se dérouler en novembre 2010. Les vice-présidents sont Patrick Ceccotti (Industrie), Jean-Yves Labattut (Services), Véronique Pérez (Commerce) et Albert Menon (Actions face à la crise).

La CCI de Montpellier compte 25 000 ressortissants et emploie 300 salariés.

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