Languedoc-Roussillon
Emploi
Le L.-R. accueillera deux bases de défense
Le Languedoc-Roussillon comptera deux bases de défense dans la nouvelle carte militaire, en 2011 : Nîmes et Carcassonne. Présentées en 2008 comme la pierre angulaire de la restructuration des armées, ces bases de défense, dont le nombre a été ramené de 87 à 51, auront pour vocation de réunir le soutien administratif et matériel des unités situées dans leur périmètre géographique.
Selon le député Nouveau Centre du Gard, Yvan Lachaud, qui a reçu un courrier du ministre de la Défense et président du Nouveau Centre, Hervé Morin, confirmant le choix de Nîmes comme base de défense, la base de Nîmes englobera les villes de Nîmes-Garons, Orange et Laudun. Le commandement sera basé à Nîmes. Elle regroupera 6 500 personnes, dont 3 500 à Nîmes : le 2e Régiment étranger d’infanterie (plus de 1 200 personnes), le 503e régiment du train qui s’installera en 2011 à Nîmes-Garons (près de 900 personnes), le Groupement de soutien de la base de défense (350 personnes), le 4e régiment de matériel (plus de 300 personnes), le Centre de formation initiale des millitaires (300) et l’état-major de la 6e Brigade légère blindée (200).
Le Groupement de soutien de la base de défense sera accueilli dans les installations de l’ex-Base aéronavale de Nîmes-Garons, qui fermera définitivement en juillet 2011. La base employait 1 500 personnes, dont 220 civils. Pour Yvan Lachaud, la confirmation, par le ministre de la défense Hervé Morin, de son intention de faire de Nîmes une base de défense, inscrit la ville « comme un des éléments-clés de la nouvelle organisation territoriale du ministère de la Défense et du stationnement des armées sur notre territoire ».
Pour Jean-Paul Fournier, un non-évènement
De son côté, le maire UMP de Nîmes, qui a reçu, comme Yvan Lachaud, un courrier du ministre de la Défense, confirmant la création d'une base de défense, ne partage pas l'enthousiasme de son adjoint aux finances, et rival politique. « Les élus du Nouveau Centre semblent très vite oublier les conséquences néfastes de leur action », assène Jean-Paul Fournier dans un communiqué publié le 26 mai. « La fermeture de la BAN est un coup très rude pour l'économie locale et l'aéroport de Nîmes ». Selon le maire, « 63 % des effectifs de la BAN sont des officiers contre 3,5 % pour le 503e Régiment du train. Ainsi, le bassin d'emploi va se retrouver amputé de près de 10,2 M€ de revenus annuels, sans parler des conséquences difficiles pour le personnel civil ». Jean-Paul Fournier, pour qui cette annonce « n'a rien d'un événement », attend, lui, une autre annonce du ministre : celle de la reprise de la piste et des installations indispensables au fonctionnement de l'aéroport.










