
Le député-maire PS de Narbonne, Jacques Bascou, s'est engagé à ne pas augmenter la fiscalité, et à maintenir les investissements, lors du débat d'orientation budgétaire qui s'est tenu hier soir. 2011 sera une année de réalisations des projets de la municipalité, avec notamment la mise en chantier de l’aménagement des Barques (8 M€), un lieu central à Narbonne. Ce projet, dont les travaux démarreront en fin d’année, sera présenté au printemps aux Narbonnais dans le cadre de la concertation. Autres projets à venir : la mise en place de la vidéo-protection (0,35 M€ sur deux ans), une salle polyvalente à Narbonne-plage, le Musée Trenet, la réfection et le réaménagement de voiries… « Le niveau des investissements seront un peu plus important qu’en 2010 » souligne le député-maire, en rappelant que « 30 M€ de la Ville et 8 M€ de l’Agglo sont mobilisés chaque année en investissement et fonctionnement. Les dépenses d’investissement ont des retombées concrètes attendues sur l’économie locale. » Le montant de la dette est de 49 M€. « En 2011, le montant de l’emprunt devrait atteindre 5 M€. Il risque d’augmenter en 2012. Nous essayons de maintenir notre capacité d’autofinancement », indique Marc Ortiz, adjoint aux finances.
Trouver de nouvelles ressources
« Il faut compter sur les forces communales et sur le levier de l’Agglo, mais aussi sur des partenariats avec le conseil général, la Région et les partenariats public-privé », a souligné le député-maire, montrant que la collectivité s’attache à trouver des ressources pour développer ses projets. « Il faut optimiser la gestion sans oublier de rendre les services à la population », ajoute-t-il. Il prend d’ailleurs l’exemple du futur Musée de la romanité, financé à hauteur de 40 M€ par la Région L.-R. « Seuls, nous ne serions pas parvenus à réaliser ce projet, qui représenterait deux années d'investissement pour la Ville » assure-t-il, en remerciant, au passage, Christian Bourquin, président de la Région, qui a avalisé le projet initialement porté par son prédécesseur.
« Lourd héritage financier »
Marc Ortiz, l’argentier de la ville, a évoqué « le lourd héritage financier qui impacte la gestion actuelle et à venir » à travers le rapport, rendu public, de la chambre régionale des comptes, qui relève « le manque d’anticipation financière avec notamment un très faible taux de réalisation des investissements 58 %, les dérives au sein de la SEM NGE ou encore de Sena Sud. On veut remettre de l’ordre dans la maison avec des dispositions logiques. » « On espère dépasser les 70 % en 2010 », glisse le député-maire. La ville s’est dotée d’une application de simulation financière, d’un observatoire de la fiscalité, d’une gestion de son patrimoine et du contrôle de gestion. « Il est aussi prévu un plan pluriannuel des investissements en cours de finalisation » poursuit-il. Il permettra de programmer et suivre la réalisation d’importante opérations, désormais gérées à travers des autorisations de programmes et des crédits de paiement.