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| 29/03/2011

CG 11 : André Viola veut « une évolution en profondeur »

André Viola, 40 ans, succédera, ce jeudi 31 mars, à Marcel Rainaud, à la présidence du conseil général de l’Aude. Il annonce à La Lettre M les changements qu’il veut impulser dans la collectivité, et dans le cabinet.
La Lettre M : Quelle analyse faites-vous des résultats du second tour des élections cantonales ?
André Viola : Les résultats révèlent une crise du politique en général au regard de l’abstention et de la montée du Front National. Nicolas Sarkozy joue avec le feu depuis quelques mois à aller sur les thèmes du Front National. La gauche et le PS n’ont pas encore l’écho voulu pour répondre aux attentes des citoyens.
Vous allez être élu jeudi à la présidence du conseil général de l’Aude. Est-ce uniquement un changement de génération ?
Je pourrai jouer l’acte ou faire des annonces. Mais ce que je veux c’est avant tout une évolution en profondeur de la collectivité ainsi que des mentalités. Je suis conscient de l’héritage que je porte avec mon prédécesseur, Marcel Rainaud. J’ai un rôle de passeur, un CDD reconductible ou pas. Je porte le projet Audevant enclenché par mon prédécesseur, c’est une feuille de route. Mais nous avons chacun notre style et nos méthodes.
Comment va évoluer la collectivité sous votre présidence ?
L’organisation du département tournera autour du projet Audevant en harmonie avec notre objectif politique. Je vais d’atteler à maintenir une approche de proximité et d’écoute, c’est une démarche difficile. Cette proximité et cette écoute concerne autant les élus, les entreprises, les citoyens, les associations, car c’est ensemble que nous trouverons des solutions.
Justement, le cabinet va-t-il évoluer ?
Effectivement et je l’annoncerai jeudi. Il s’inscrira dans le même esprit de continuité mais avec du changement. Il va être remanié et alliera expérience et jeunesse.
Etre président à 40 ans. Est-ce un handicap ?
Etre jeune n’est pas un handicap au contraire, je crois. On peut dire que je manque d’expérience, sauf que j’ai déjà passé 50 % de ma vie à militer et je maîtrise les rouages des collectivités locales. Aujourd’hui, ce qui compte c’est la pratique et la force de faire de la politique, qu’on soit jeune ou moins jeune.
Quelle importance donnez-vous à l’économie ?
Cela fait partie de l’innovation. Même si nous n’avons pas cette compétence en direct, on ne peut s’en désintéresser, je l’ai dit durant la campagne. Quand on fait de l’économie, on fait du social. L’économie crée de la richesse et de l’emploi. Cela contribue à réduire les difficultés sociales. Ainsi le conseil général, à sa mesure et avec ses moyens, peut-être un levier dans l’économie. Cela s’illustre dans notre action pour la future gare TGV aux côtés des autres collectivités. Notre objectif est d’unir les forces dans la réflexion et pas uniquement dans les moyens financiers pour créer les conditions d’être attractifs. Cela se traduira autant dans les grandes infrastructures que dans les secteurs traditionnels que sont l’agriculture, le tourisme, l’artisanat, le commerce…
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