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Languedoc-Roussillon
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Communication - Médias
| 10/06/2011

Journaux du midi : les salariés dans l’expectative à l’issue du conseil de surveillance

Présenté par la direction lors du conseil de surveillance du groupe de presse montpelliérain qui s’est tenu ce vendredi 10 juin, le plan d’actions destiné à rétablir l’équilibre financier des Journaux du Midi devrait se traduire par une intense phase de négociations et de concertation, selon une source proche du directoire : « Les prochaines semaines vont nous permettre de présenter nos différentes propositions de réorganisation et de développement aux comités d’entreprise de nos différentes sociétés. Les choix définitifs ne seront pris qu’en 2012, à l’issue de ces rendez-vous qui vont débuter dès le mois de juin. » La direction des Journaux du Midi a par ailleurs dévoilé la synthèse des travaux déjà engagés au sein de six commissions spécifiques chargées de réfléchir à la future organisation du groupe, à ses perspectives d’évolution et aux contenus de ses différents supports papier et numériques. Toujours selon cette même source, « l’objectif de ces discussions est de savoir si ces projets sont effectivement réalisables. Aucune décision ne sera prise sans l’accord de nos salariés et aucun chiffre n’est arrêté sur l’impact que pourrait avoir cette réorganisation sur nos effectifs. »
10 M€ d'économies
Les Journaux du Midi souhaitent dégager 10 M€ d’économies grâce à la mise en œuvre de ces différentes mesures. De son côté, le SNJ s’insurge, dans un communiqué publié en fin de journée, contre le « refus du directoire de chiffrer ses intentions » alors que des expressions telles que « mise en adéquation des effectifs », « diminution de la masse salariale » ou « redimensionnement des effectifs » ont tour à tour été employées lors de ce conseil. Un refus qui « laisse malheureusement l’ensemble des salariés dans une situation angoissante », selon les représentants des journalistes. Le conseil de surveillance qualifié par ailleurs de « généreux en langue de bois mais beaucoup plus avare en informations » par le SNJ qui annonce son intention de défendre « pied à pied la spécificité des métiers et la cohérence entre l’offre éditoriale et la taille des effectifs » et de s’opposer à la polyvalence à outrance des salariés, « un des arguments avancés par la direction pour réduire le nombre de journalistes. » Interrogé par La Lettre M, un représentant des journalistes estime que la consultation des CE du groupe « est le préalable nécessaire à la mise en place d'un plan de sauvegarde de l'emploi » (un plan social). « Les deux postes qui apparaissent les plus menacés sont ceux des photographes et des secrétaires de rédaction. On ne peut pas dire encore combien d'emplois seront concernés. Ce sera probablement entre 150 et 200. Mais la direction doit également prendre en compte le coût d'un licenciement, qui est estimé en moyenne à 110 000 € par personne ».
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