Contournement de Nîmes et Montpellier : RFF engage la phase finale de la consultation
Réseau Ferré de France (RFF) adresse aux trois groupements candidats (Bouygues TP, Eiffage et Vinci Concessions) les documents leur permettant de remettre une offre finale pour le projet de réalisation des 80 km de ligne nouvelle entre Nîmes et Montpellier*, apprend-on lundi auprès de RFF. La remise finale des offres respectives est fixée à la mi-octobre.
« L’objectif est de choisir le titulaire du contrat de partenariat public-privé d’ici à la fin de l’année (RFF tient un conseil d’administration à Paris le 15 décembre, NDLR) », indique le communiqué.
Les travaux ne démarrent pas forcément sitôt le lauréat choisi. RFF doit ensuite conclure une convention définitive de financement avec les différents partenaires. Pour la ligne Tours-Bordeaux (concession, et non PPP comme pour le contournement de Nîmes et Montpellier), il a fallu 15 mois entre la désignation de l’adjudicataire pressenti (Vinci) et la signature, mi-juin, d’un contrat de concession entre RFF et Vinci.
Les gares nouvelles de Montpellier et Nîmes dans le cadre du CNM
Le contournement de Nîmes et Montpellier est « la première ligne à grande vitesse mixte (grande vitesse voyageurs et fret), ajoute le communiqué. Ce projet emblématique du Grenelle de l’Environnement, permettra à l’horizon 2016 (2017 plutôt, d’après plusieurs proches, NDLR), d’accroître l’attractivité du transport de voyageurs à grande vitesse vers le sud de la France et l’Europe mais également de libérer des sillons pour augmenter significativement l’offre des trains régionaux en Languedoc-Roussillon. Il favorisera d’autre part, le développement du corridor de fret européen entre Valence et Budapest. »
Dans le cadre du CNM (coût estimatif : 2 Md€, hors gares nouvelles) seront réalisées les gares nouvelles de Montpellier Odysseum (horizon 2016) et de Nîmes Manduel (après mise en service du CNM).
Dans sa forme finale, le projet « permettra de mettre Paris et Montpellier à 3 heures l’une de l’autre, d’augmenter les circulations TER entre Nîmes et Sète et d’éloigner les trains de fret des centres villes ».
Le prolongement vers l’Espagne, à travers le projet de ligne nouvelle Montpellier-Perpignan, est espéré à l’horizon 2020. Lors du deuxième comité partenarial, ce lundi 4 juillet au Mas de Saporta à Lattes, Edouard Parant, chef de projet LNMP, a déclaré que le coût de l’infrastructure varierait « entre 5,5 Md€ et 7 Md€ », devant environ 150 décideurs régionaux et élus.
* 60 km de ligne à grande vitesse entre Manduel (est de Nîmes) et Lattes (ouest de Montpellier), 10 km de liaison sur la rive droite du Rhône et 10 km de raccordements vers Jonquières, Lattes et Manduel.










