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Le gouvernement renonce à la privatisation de l’aéroport de Montpellier
Le projet de privatisation de quatre aéroports régionaux (Lyon, Toulouse, Bordeaux et Montpellier) « est tombé à l’eau », révèle notre confrère Les Echos, ce mercredi 21 septembre, faute d’avoir pu être bouclé avant les élections présidentielles.
« Malgré la volonté de Bercy et du Premier ministre de céder les 60 % détenus par l’Etat dans le capital de ces quatre aéroports, l’opposition des élus locaux l’a finalement emporté sur les efforts du gouvernement. Non seulement celui-ci n’est pas parvenu à obtenir le feu vert des collectivités locales et des chambre de commerce, avant le 15 septembre -considéré comme la date limite pour pouvoir lancer un appel d’offres d’ici à la fin de l’année-, mais encore la majorité des élus locaux concernés a formellement rejeté le principe même d’une privatisation. Du coup, le gouvernement s’apprêterait, selon nos informations, à clore le dossier en adressant un courrier en ce sens aux élus concernés. »
« Malgré la volonté de Bercy et du Premier ministre de céder les 60 % détenus par l’Etat dans le capital de ces quatre aéroports, l’opposition des élus locaux l’a finalement emporté sur les efforts du gouvernement. Non seulement celui-ci n’est pas parvenu à obtenir le feu vert des collectivités locales et des chambre de commerce, avant le 15 septembre -considéré comme la date limite pour pouvoir lancer un appel d’offres d’ici à la fin de l’année-, mais encore la majorité des élus locaux concernés a formellement rejeté le principe même d’une privatisation. Du coup, le gouvernement s’apprêterait, selon nos informations, à clore le dossier en adressant un courrier en ce sens aux élus concernés. »
Cyril Reboul : "Une bonne décision"
Pour le président du directoire de la SA Aéroport Montpellier Méditerranée, Cyril Reboul, interrogé par La Lettre M, cet abandon « est une bonne décision. Le lancement de cet appel d’offres nous posait un problème de calendrier. On avait une inquiétude sur la faisabilité en termes de délais. Les collectivités locales n’adhéraient pas aux termes de cet appel d’offre qui ne leur pemettait pas de monter au capital de la société aéroportuaire et d’être majoritaires. Or elles sont impliquées dans la stratégie de dévleoppement de l’aéroport. Avec les élections présidentielles, il n’y a pas de nouveau calendrier. Mais au moins, désormais, l’Etat connaît la position des collectivités locales sur ce dossier. »
Ce projet devait rapporter 500 M€ à l’Etat, tout en favorisant l’émergence de grands opérateurs aéroportuaires privés.
L’aéroport de Montpellier enregistre une hausse de son trafic de 10,5 % sur les huit premiers mois de 2011 (La Lettre M du 13 septembre). L’exercice 2011 devrait se solder par une hausse d’environ 8 % par rapport à 2010 (1 180 000 passagers, recul de 3,65 % par rapport à 2009).










