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Languedoc-Roussillon
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ESS
| 27/01/2012

Alter’Incub fête ses quatre ans sur fond d’innovation sociale

À l’occasion des quatre ans de l’incubateur d’entreprises sociales Alter’Incub, l’union régionale des Scop L.-R. a organisé, jeudi 26 janvier, à l’hôtel de la coopération à Montpellier, une rencontre autour de l’innovation sociale. La boîte à outils « Innovation sociale » élaborée par l’Avise et le Mouves a été présentée à cette occasion. Alter’Incub fut le premier incubateur de France dédié à l’innovation sociale. Les principaux secteurs sur lesquels l’incubateur travaille sont l’environnement, les TIC, la culture, la santé et l’habitat. Cinq projets ont été présentés : SCIC Autonhomia, Montpellier Institut du Sein, Scop Dyopta, Union des écoles de musique et SCIC Equiphoria.

33 projets en création


« En quatre ans, 100 projets ont été vus par Alter’Incub, 57 sont passés devant un jury et 33 sont en création ou en cours de création, a précisé Pascal Feydel, président de l’Union régionale des Scop L.-R. En 2012, environ 30 projets seront déposés. »
Marie Meunier, vice-président de la Région L.-R., a ajouté : « L’économie sociale n’est pas une économie de la réparation. C’est une économie à part entière, surtout en période de crise. Le chômage monte en France, le L.-R. est concerné. »
Preuve de la transversalité de l’économie sociale et solidaire, qui génère 100 000 emplois à travers 9 000 entreprises : la présence, ce jeudi lors de la conférence de presse, de Sébastien Massart (Direccte L.-R.), Christian Bourquin (Région L.-R.), Elisabeth Viola (Caisse des Dépôts et Consignations L.-R.), Hugues Sibille, président de l’Avise et vice-président du conseil supérieur de l’économie sociale, Claude Baland, préfet de région, Laurent David (conseil général de l’Hérault), François Delacroix (administrateur de la Caisse d’Epargne L.-R.)...

Christian Bourquin : « Cette alternative porte une espérance »

« Les finances publiques sont sous contrainte, a déclaré Hugues Sibille. Les besoins sociaux ne sont pas toujours satisfaits. On est contraints d’innover, de faire autrement. Les budgets des conseils généraux sont dans des situations difficiles. Il faut innover aussi sur le plan social. Il n’y a pas que l’innovation technologique. Nos problématiques sont sociales, ont trait au vivre-ensemble. »
François Delacroix a enchaîné : « La Caisse d’Epargne investit 2,7 M€ en 2012 pour aider l’insertion et l’économie sociale. Il faut défendre ce type d’innovation au sein du monde bancaire. Nous soutenons Alter’Incub à hauteur de 100 K€ entre 2010 et 2012. »
Pour Guy Barbotteau, président de la Cres L.-R., l’économie sociale et solidaire est « une valeur sûre des cinq ans à venir. A nous d’en saisir les opportunités. On est connus, reconnus. Reste à prouver qu’on est crédibles. Un modèle économique idéal comprendrait un tiers d’économie administrée, un tiers d’économie capitaliste et un tiers d’économie sociale. »
Selon Christian Bourquin, « dans notre société, tout est financiarisé. Le marché n’a pas de tête mais est personnalisé : il se lève, se tend, se couche… Mais que je sache, le marché ne s’est jamais présenté contre nous à une élection ! La crise actuelle démontre le côté excessif du système capitaliste. L’économie sociale et solidaire est une alternative qui représente une espérance. Les gens pensent qu’il y a une voie unique. Il faut faire connaître cette voie alternative, nouvelle. Il y a de beaux exemples : Scop sur le logement, Scop bancaire en projet. Qu’il y ait des alternatives dans ces secteurs clé me paraît une saine concurrence. Ce qui écoeure le plus les Français, c’est le fait qu’il n’y ait pas une approche juste des choses. »

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