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Haute-Garonne
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Industrie
| 12/12/2025

Patrice Bélie (Spherea) : « Nous pourrions enregistrer entre 500 et 600 M€ de CA en 2030 »

© Spherea

Spécialisé dans les solutions de tests électroniques et automatisés pour l’aéronautique et la Défense, le groupe toulousain Spherea (800 salariés, CA prévisionnel 2025 : 160 M€) va acquérir la société canadienne Averna, qui déploie des solutions de test et qualité. Dans un entretien exclusif accordé à La Lettre M, Patrice Bélie, destiné à piloter le nouvel ensemble de 1 800 salariés pesant 305 M$, soit environ 262 M€, évoque les raisons de ce rapprochement et fait le point sur ses ambitions de développement.

Pour quelle raison avez-vous initié ce rapprochement avec Averna ?
Pour nous, cette opération a beaucoup de sens, car Averna et Spherea sont complémentaires, à la fois en termes d’implantations géographiques, de verticales adressées et de solutions proposées au marché. Nous sommes deux sociétés très orientées clients, avec des savoir-faire technologiques de pointe et une forte appétence pour le travail en équipe. Nos entreprises se connaissaient déjà, bien sûr, et ce rapprochement nous permettra de former un groupe pleinement intégré. Dans un premier temps, dès sa création – probablement d’ici à la fin du mois -, il portera le nom de Spherea-Averna, avant de prendre un nouveau nom de baptême à une date ultérieure.

En quoi cette opération s’inscrit-elle dans votre stratégie de croissance externe ?
Nous avions déjà acquis cette année une société américaine, Konrad Technologies US (qui fournit des équipements de test automatiques et déploie des activités d'intégration de moyens de test, NDLR). Cela nous a permis de nous implanter dans la région de Détroit et d’y adresser en particulier les marchés de l’aéronautique et de la Défense, mais aussi de l’automobile et des équipements médicaux. Le rapprochement avec Averna nous permettra de doubler de taille. La logique sera, demain, de poursuivre cette stratégie de croissance externe.

Quelles typologies d’entreprises ciblez-vous ?
Nous devenons un leader mondial. Par conséquent, nous avons l’ambition clairement affichée, d’une part, de nous renforcer sur nos marchés existants, et d’autre part, de conquérir de nouveaux marchés. Nous sommes ainsi désormais une plateforme de consolidation dont l’objectif est de développer ses compétences dans différents secteurs, mais aussi d’acquérir de nouveaux clients. Nous cherchons par conséquent à la fois des capacités, des compétences et des briques technologiques.

Quelles sont vos projections, à plus long terme ?
Notre croissance va se poursuivre de façon organique, avec une commercialisation croisée et le déploiement de nouvelles capacités de test, mais aussi au travers d’acquisitions, comme je l’ai évoqué. De la sorte, notre groupe – dont le siège social va demeurer à Toulouse - pourrait être en mesure d’enregistrer entre 500 et 600 M€ de chiffre d’affaires à horizon 2030.

Propos recueillis par Alexandre Léoty / leoty@lalettrem.net
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