Languedoc-Roussillon
Institutions
La Région trouve encore des banquiers
Le président du conseil régional, Christian Bourquin, a vanté ce matin, en session publique, la « gestion saine, équilibrée et efficace » de sa collectivité. Le vice-président en charge des finances, Didier Codorniou, a néanmoins reconnu qu’il était « de plus en plus difficile de trouver des banques qui prêtent », et regretté un « renchérissement important du coût des crédits » et « l’explosion des marges bancaires ».
Une dette de 688 M€
Au 31 décembre 2011, l’encours de la dette de la Région s’établit à 688,6 M€. Elle est positionnée à 53 % sur des taux fixes, et 47 % sur des taux variables. En 2011, la Région a mobilisé, selon Didier Codorniou, 124,2 M€ d’emprunts nouveaux, « sans recourir à l’enveloppe d’urgence débloquée fin 2011 par la Caisse des dépôts ». « 60 M€, soit la moitié du besoin d’emprunt 2011, ont été obtenus auprès des banques classiques, grâce à un étalement du recours à l’emprunt sur l’ensemble de l’exercice ». L’autre moitié « a été obtenue au moyen d’enveloppes bonifiées de la Caisse des dépôts qui financent de manière pluriannuelle des investissements spécifiques : les infrastructures de transport durable, portuaires et ferroviaires, et le développement des universités, notamment dans le cadre du plan Campus ».
Les 124 M€ d’emprunts nouveaux en 2011 ont été obtenus « au taux variable moyen Euribor 3 mois + 0,90 %, ce qui valorise le taux d’intérêt moyen de ces emprunts à 2,4 %, soit 1 % de moins en moyenne que les conditions du marché ». La Région a également réaménagé 55 M€ sur l’encours de sa dette à long terme.
« Autosatisfaction »
Le conseiller régional Stéphan Rossignol, maire UMP de La Grande-Motte, a dénoncé un « exercice d’autosatisfaction » alors que « les contribuables sont assommés par l’augmentation fiscalité régionale. L’emprunt est devenu votre variable budgétaire préférée pour endiguer boulimie de dépenses », a-t-il lancé à Christian Bourquin, avant de dénoncer une dette par habitant passée de 116 € par habitant en 2006 à 260 € par habitant en 2011. Le président de la Région a ironisé sur la dette par habitant dans la commune de La Grande-Motte, qui s’élève, selon la chambre régionale des comptes, à 2 070 € par habitant, provoquant la colère de l’élu UMP, qui a assuré que les deux collectivités n’étaient pas comparables.










