Pyrénées-Orientales
Education - Formation
Perpignan : le projet de tranformation du Lycée Léon Blum serait abandonné

« Le projet initial de transformer le lycée Léon Blum en lycée des métiers « services à la personne » après 2014 semble abandonné au regard d’un projet de la direction académique dont ni le proviseur de l’établissement, ni la Région ne semblent être informés », a annoncé, Monique Piqué, syndicaliste CGT Ferc entouré d’autres représentants de syndicats Sgen-CFDT, Snes FSU. Tous sont inquiets de l’avenir de l’établissement et de l’offre de formation qui pourrait être éclater dans d’autres établissements perpignanais. Ils évoquent même « un projet au rabais » qui profiterait aux établissements privés qui proposent ces formations, vidant de sa substance le service public proposé aux jeunes du département. Ils craignent aussi que l'espace foncier ne soit absorbé par la promotion immobilière. Le conseil d’administration a voté une motion sur cette question. « Elle a été signée par la Ville de Perpignan et le député-conseiller régional, Jacques Cresta », indiquent les syndicats, qui attendent une réunion avec l’inspection académique le 26 septembre pour connaître le dénouement du projet d’établissement avant d’engager de nouvelles actions, si nécessaire.
Une capacité portée de 626 à 762 élèves
Ce lycée technique de 626 élèves et une centaine d’enseignants (budget de fonctionnement : 2 M€), basé avenue Paul-Alduy à Perpignan, est spécialisé dans des formations professionnelles en hôtellerie, restauration, tourisme, coiffure esthétique, carrière sanitaire et social. Faute de locaux adaptés en attendant la réalisation de travaux, les sections de Bac Pro sanitaire et social ont été transférées en 2011 au lycée Charles Blanc. « Il a aussi été acté que les formations liées au tourisme et à l’hôtellerie, pâtisserie, restauration soient transférées en 2014 au futur lycée polyvalent d’Argelès » souligne-t-elle. Or, un projet d’établissement établi en 2011 prévoyait que le lycée se transforme en lycée des métiers « services à la personne » en 2014. L’effectif des élèves devait passer à 762, adossé à la création de 50 postes d’enseignants nouveaux.
Des formations adaptées au contexte local
Le projet prévoyait des formations du niveau CAP au BTS dans les domaines de la petite enfance, hygiène et environnement, carrières sanitaires et sociales, aide à domicile, diététique en plus de coiffure et esthétique déjà proposées par l’établissement. « La Région a déjà investi 4 M€ sur le site et prévoit d’en investir 7 M€ supplémentaires dans la réhabilitation. Elle a même annoncé le lancement des travaux fin 2013 début 2014, indique-t-elle en ajoutant : les formations proposées par l’établissement correspondent aux besoins du territoire, offrant ainsi des débouchés à nos élèves. »










