« Bouge-toi l’entreprise » loue le risque à Perpignan

« Selon le commissaire au redressement productif, plus de 12 000 emplois sont menacés en L-R., indique Laurent Boissonade, président du Medef L.-R., lors de l’ouverture de l’opération « Bouge-toi l’entreprise », qui s’est déroulée à Perpignan ce 16 novembre sur le thème de la prise de risque. Pour le patron régional du Medef, « il faut que le pacte de compétitivité du gouvernement soit mis en œuvre dès le premier trimestre 2013. Les entreprises ont besoin de visibilité pour établir leurs prévisions d’emplois, d’activité… et ainsi maîtriser le risque de leur développement ». Pour le journaliste économique Jean-Marc Sylvestre, « Le métier d’entrepreneur est celui qui gère le maximum de risques. Mais en France, le risque n’a pas bonne presse depuis dix ans. Notre écosystème et le principe de précaution bloquent les initiatives et les prises de risques »
Philippe Mutricy, membre du comité de direction de la caisse des Dépôts, est conscient que le risque est inhérent à l’entreprise. Aussi, « il faut l’identifier et le quantifier. » Chantal Desbordes, première femme amirale de la Marine nationale, pense que le risque « s’apprivoise ». « Sans risque, il n’y a pas de vie et la vie c’est le changement, explique-t-elle. Le dirigeant doit oser, convaincre et prouver. Après, il peut innover. » Une approche difficilement compatible avec ce qui se passe actuellement sur les plans social et fiscal : « on nous demande de prendre des risques dans l’insécurité. Paris n’a rien compris ! » argue Benoît Gillman, le PDG de Bio UV. Pour Christian Bourquin, président de la Région L.-R., la principale question « porte sur l’anticipation que l’on a des risques. Il est de notre devoir de responsable politique de cerner ce danger, cet imprévu. Pour cela la notion de proximité doit prévaloir. L’argent public sert à ouvrir le sillon dans lequel les entreprises pourront s’implanter. » Un sillon que l’élu trace aussi en s’appuyant sur une politique de filières, visant à limiter les risques pour les PME/TPE. « Comment les entreprises de moins de 10 salariés, qui constituent 90 % de notre tissu entrepreneurial, peuvent conquérir des marchés et être ambitieux ? », interpelle l’élu régional.










