Jean Cottave (EDF L.-R.), invité du Cobaty Montpellier, ce lundi 17
Jean Cottave, délégué régional d’EDF, et Jacques Percebois, directeur du centre de recherche en économie et droit de l’énergie, sont les invités du dîner-débat du Cobaty Montpellier*, ce lundi 17 juin à l’Hôtel Mercure Antigone. Ils interviendront sur le thème « Transition énergétique : quel mix énergétique ? Quelles conséquences ? »
« La consommation générale d’énergie va légèrement baisser, mais la consommation d’électricité, elle, va augmenter, d’ici à 2050 », confie Jean Cottave à La Lettre M. Explications : « L’augmentation de la population, et les politiques publiques menées, notamment la montée en puissance prévisible des véhicules électriques. Il y a aussi l’avènement des Smart Grids, les bâtiments intelligents, l’informatique, l’Internet, les commandes à distance… Tout ça, ça consomme de l’électricité ! Les outils qui aident à la réduction de la consommation d’énergie ont besoin d’électricité pour fonctionner. »
Réduire le nucléaire de 80 % à 50 % : impossible
L’hypothèse de passer de réduire la part du nucléaire de 80 % aujourd’hui à 50 % à l’horizon 2025, défendue par le chef de l’Etat, est une vue de l’esprit, d’après Jean Cottave. « Aujourd’hui, 16 % de la production d’électricité provient des énergies renouvelables. Sur ces 16 %, 4 % proviennent du photovoltaïque et de l’éolien, et ce au bout de 15 ans. Gagner 15 points, en passant de 4 % à 19 %, ça serait déjà génial, quand on voit les oppositions suscitées par le moindre parc éolien. Et les ENR ne peuvent monter en puissance que si on sait stocker de grosses quantités. On n’a pas encore les technologies en 2013. »
Concernant le débat national sur la transition énergétique, Jean Cottave se veut prudent : « Les idées, ça ne manque pas. Mais les vraies questions sont : combien ça coûte, et qui paie ? » Il défend un modèle de réseau centralisé, faisant jouer la solidarité entre les territoires. « Ne soyons pas excessifs. La production locale d’énergie (biomasse, géothermie, petit éolien) est une vraie alternative. Mais les collectivités auront toujours besoin du réseau centralisé. Je rappelle que la région ne produit que 20 % de l’énergie qu’elle consomme. »
* Président : Jean-Paul Girardot.










