Languedoc-Roussillon
Finances
Programme d’investissements d’avenir : réactions en L.-R.

Après l’annonce, par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, d’un nouveau programme d’investissements d’avenir de 12 Md€, qui prendra le relais, en 2016, du PIA actuel, les réactions en région.
Jean-Jacques Planes, président de la FFB L.-R.
« Une impression d’action »
« Ce plan induit une relance du solaire photovoltaïque et des énergies renouvelables, filières impactant le bâtiment. On va donc suivre son application de très près car il y a besoin d’une relance. Notre filière a perdu 8 500 salariés en région depuis 2009, soit l’équivalent des salariés de l’Aude ! »
Concernant la rénovation énergétique du parc bâti ancien, « il y a des chiffres ambitieux (30 Md€ d’ici à 2050, d’après la cellule économique régionale du BTP, NDLR), mais on ne le voit pas encore dans les faits. L’idée n’est pas discutable, et je pense que les propriétaires de logements seront obligés d’y venir dans les prochaines années. La facture d’électricité va augmenter. Les factures vont être de plus en plus lourdes à supporter pour les ménages à l’horizon 2020. Les seules solutions consisteront d’une part à économiser, d’autre part à trouver des palliatifs. Et plus l’énergie sera chère, plus ces solutions alternatives seront rentables, et plus les gens investiront dans les travaux de rénovation énergétique. Sur ce plan, le bâtiment a bien sûr une grosse carte à jouer. Mais on n’en est qu’au tout début. »
Dans l’ensemble, il estime que le programme « dégage une impression d’action. Notre secteur semble pris en considération. Ce qu’on ne sait pas, par contre, c’est la façon dont ce plan va se mettre en place, à quelle échéance il prendra sa pleine mesure. Les contours sont encore flous. À nous de le peaufiner, d’aller au contact, pour en être les acteurs. »
Philippe Merle, directeur de la Direccte L.-R.
« Pas encore le mode d’emploi »
Le directeur de la Dirrecte L.-R. souligne que « ce programme d’investissements d’avenir entrera en vigueur en 2016, pour prendre le relais du PIA actuel ». Pour l’instant, « le mode d’emploi n'est pas encore connu » par les services de l’Etat en région. Néanmoins, il estime que la région a des atouts à faire valoir dans plusieurs domaines. Dans celui de la santé, « le L.-R. fait partie des régions qui sont assez en pointe sur le « bien vieillir », à la fois sur les technologies purement médicales, et sur les technologies de maisons intelligentes, ou de prothèses ». Dans le domaine de l’innovation et des pôles de compétitivité, Philippe Merle estime que ce volet du PIA « permet de redonner de la visibilité sur ce qui va prendre la suite des appels à projet, sur lesquels les pôles de compétitivité avaient labellisé des projets. On ne voyait pas quelle était la suite du financement. Le FUI est plutôt sur des projets plus amont. Là, on voit la suite sur les financements de grands projets. Ça donne des perspectives pour trouver des financements aux projets transversaux des pôles ». Il se dit « persuadé qu’on va sortir les sujets de développement de l’industrie à travers les pôles ».
Michel Aslanian, élu de Montpellier agglomération
« Un Sophia Antipolis numérique à Montpellier »
« Nous allons nous inscrire dans le cadre de cet appel à projets pour les quartiers numériques. Mais il ne s’agit pas de créer quelque chose ex-nihilo : c’est une volonté que l’on a pris avec le président Moure depuis plusieurs mois de vouloir construire une image numérique propre. Nous voulons faire ici un pôle mondial, autour entre autre du bâtiment de 12 000 m2 que va porter la collectivité au cœur de l’Ecocité. Mais ce bâtiment, c’est un produit d’appel pour les entreprises. C’est un véritable village numérique que nous devons aider à constituer. Et c’est normal qu’il y ait des crédits, car il n’y a pas tant de pistes que ça qui mènent à du développement. Le numérique en fait partie. Nous avons les bases d’un cluster, et c’est une vraie chance pour Montpellier. Nous voulons créer un Sophia Antipolis numérique. »










