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Pyrénées-Orientales
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Institutions
| 21/10/2013

Le schéma régional de développement économique relèvera-t-il les défis économiques des P.-O. ?


« L’intérêt du schéma régional de développement économique 2014-2020 est de permettre aux entreprises d’avoir le coup de pouce nécessaire pour aller plus loin » indique, ce 21 octobre, Christian Bourquin, le président de la région L.-R., venu clôturer à Perpignan les rencontres de terrain organisées en amont du schéma qui sera validé par l’assemblée régionale le 20 décembre. Ce schéma constitue une feuille de route qui tient compte de la crise et des modalités des finances publiques. Deux objectifs sont clairement définis : placer l’humain au cœur du développement économique et aider toutes les entreprises de l’économie productive et présentielle à développer leur attractivité, leur compétitivité et leur capacité d’innovation. Ce schéma comporte de grands volets déjà définis pour notamment coller aux fonds européens dont la Région L.-R. est aussi chef de file : international, innovation, agriculture et développement rural, financement des entreprises. « La Région, chef de file de l’économie, consacre 44 % de son budget à l’investissement si on y ajoute les fonds européens. Nous avons une formidable puissance de feu », affirme l’élu régional. Cette rencontre était visiblement attendue par les acteurs politiques, économiques, syndicats patronaux, fédérations professionnelle locaux.
Plus de 200 participants
Plus de 200 d’entre eux ont fait le déplacement au Palais des Rois de Majorque afin de faire entendre leurs attentes et besoins. « Ce schéma n’est pas là pour imposer un modèle, mais au contraire il doit être construit avec tous. Ce sera une base qui sera en mutation. Je rebats les cartes complètement et je n’abandonne rien », proclame l’élu, qui assire que « l’époque où chacun travaillait dans son coin est finie ! » L’élu régional, qui est aussi sénateur des P.-O., considère que le département des P.-O. a des atouts sur lesquels il peut s’appuyer : le solaire, le transfrontalier, la Méditerranée. « Tout cela n’est pas délocalisable, alors allons-y. » L’élu régional a souhaité interpeller les acteurs présents sur divers axes : l’appui aux entreprises, l’action des banques, l’accompagnement à la création et post création d’entreprise, la formation, l’enseignement supérieur et la recherche.
Des entreprises en attentes de réponses
Pour illustrer les axes du schéma, des entreprises ont apporté leur témoignage : Caroline Wincker, directeur général de la SAS Objectif Coiffure attend du schéma « des logements pour ses salariés » (300, dont 60 en région), Emmanuel Torrent, co-gérant d’Ecocup (45 ETP, CA : 6 M€) attend « plus d’accompagnement à l’export sur des projets atypiques comme la vente de machine de lavage de gobelets réutilisables au canton de Fribourg ». Robert Guichet, le fondateur de Pyrescom, qui s’implante en Floride dans un mois, pense « qu’il faut revoir la manière d’exporter à partir de Barcelone et s’appuyer sur le potentiel de recherche et développement qu’offre l’Université et les établissements de formation locaux. » De son côté, Jean-Claude Tissié, à la tête de Richier (Elne), spécialisée dans la construction métallique est déjà dans la prospective avec des entreprises du G16, pour se placer aujourd’hui dans les marchés de demain. « Mobiliser les savoir-faire locaux pour gagner des marchés en lien avec l’énergie solaire dans les pays chauds » explique-t-il. Jean-Pierre Navarro, PDG de Sotranasa (réseaux, Perpignan) et président de la CCI, préconise de cibler des filières telles que « le numérique, l’éco-énergie, la transition énergétique, le tourisme. »
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