Hérault
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Anne Fraisse : « Ça ira si l’Etat ne prend pas de nouvelles mesures qui impactent le déficit »
Au lendemain du CA de l’université Montpellier III, Anne Fraisse présidente, se veut rassurante sur l’avenir de son université. Elle prévient toutefois que la donne pourrait changer en fonction de décisions de l’Etat : « Le seul qui a la main sur les salaires, c’est l’Etat ! On saura gérer si le déficit n’augmente pas en raison de décisions qui ne nous appartiennent pas ». Elle donne un exemple tout récent : la revalorisation du point des plus bas salaires : « J’ai fait mes calculs : ça va me coûter 300 K€ et l’Etat promet de me verser 30 K€ ! » Le budget de l’université Montpellier 3, voté hier, s’élève à 96 M€ avec un déficit prévu d’1,5 M€. « En septembre, nous prévoyions 3,5 M€ », relativise Anne Fraisse, saluant les efforts de l’Etat qui lui ont permis de voter un déficit bien inférieur.
Nouvel audit en janvier
Malgré tout, la situation de l’université reste sous surveillance : le ministère va mener un nouvel audit d’ici la fin janvier. Un premier audit, mené à l’automne avait permis de montrer que le déficit de Montpellier 3 n’était pas un problème de gestion, mais bien un problème structurel. Pierre André, représentant de l’Adem3, association indépendante d’étudiants, salue « le courage d’Anne Fraisse, la seule présidente d’université à être montée au créneau face au manque des responsabilités de l’Etat ». Son association est opposée au blocage, mais d’autres associations poursuivent le mouvement. Un blocage total est de nouveau prévu mardi prochain.










