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Languedoc-Roussillon
| | 7/01/2015

12 morts dans un attentat contre le magazine Charlie Hebdo : les réactions en L.-R.

12 personnes ont trouvé la mort dans un attentat perpétré ce mercredi en fin de matinée dans les locaux de l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo à Paris. Parmi les victimes se trouvent les dessinateurs Charb, Cabu, Tignous et Wolinski, et deux policiers qui étaient en charge de la protection de la rédaction, depuis que celle-ci était frappée d’une fatwa. Le bilan fait également état de huit blessés, dont quatre « en situation d’urgence absolue », selon Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur.
C’est l’attentat le plus sanglant commis en France depuis 50 ans. Dans un propos tristement prémonitoire, Manuel Valls, Premier ministre, avait déclaré à La Lettre M, lors d’un déplacement à Montpellier le 22 décembre, que « jamais le risque terroriste n’avait été aussi élevé en France ».
Dans ces heures tragiques, La Lettre M rend hommage aux victimes et s'associe à la douleur de leurs familles.
Les responsables politiques régionaux ont fait part de leur indignation. Extraits.

Damien Alary, président PS de la Région L.-R. : « Je suis Charlie »


« La barbarie et la violence de l'attentat perpétré contre les journalistes et le
personnel de Charlie Hebdo sont effroyables. Aucun mot n’est assez fort pour
exprimer notre peine. Au nom de tous les élus de la Région, je m’associe à
l'immense douleur des familles des victimes.
La presse et la république sont attaquées avec une détermination effrayante par des
terroristes lâches dont la seule arme reste la terreur. Notre arme à nous est la liberté.
Elle doit rester plus forte, toujours. Aujourd’hui, comme tous ceux qui défendent cette liberté, nous pouvons tous revendiquer ‘Je suis Charlie’. »

Philippe Saurel (DVG), maire de Montpellier et président de Montpellier Méditerranée Métropole : « Un acte inacceptable »

Philippe Saurel a exprimé sa « désapprobation et sa colère devant un acte inacceptable ». Devant la presse, réunie cet après-midi le lancement d’un appel à idées pour la cité intelligente, il a appelé l’Etat à « prendre en conséquence » ces faits pour le maintien de la sécurité du territoire. « La presse est garante des droits et des libertés. Nous y sommes très attachés car elle garantie la transparence de l’action publique ». Philippe Saurel a indiqué que les drapeaux de la ville seraient mis en berne. « Je m’associe à la peine des familles des victimes et à celle de la corporation des journalistes », a-t-il ajouté, indiquant qu’il comptait participer avec d’autres élus au rassemblement de soutien qui doit se tenir à 18h au club de la presse à Montpellier.

Frédéric Lacas (DVG), président de Béziers Méditerranée : « Le fondement de notre démocratie est mis en péril »

« Je tiens à dire toute mon indignation face à tant de barbarie et à exprimer mes hommages les plus sincères aux familles des victimes. Quand la presse subit de telles horreurs, totalement inacceptables, c'est le fondement de notre démocratie qui est mis en péril. Notre pays vit un attentat tragique, le plus meurtrier depuis 1995. J'appelle chacun d'entre nous à faire preuve de discernement pour que l'unité de la France ne soit pas ébranlée. Evitons les amalgames et restons toujours rassemblés autour des valeurs républicaines qui ont forgé notre nation. »

Stéphan Rossignol, maire UMP de La Grande Motte et président du groupe UMP à la Région L.-R. : « Crimes abominables »

« C’est un acte de barbarie qui touche des journalistes engagés, des policiers, et leurs familles, mais c’est surtout une attaque contre notre démocratie dont la liberté d’expression constitue un pilier. Notre nation doit à cet instant être unie derrière les familles dans leur peine et derrière les pouvoirs publics dans leur quête pour retrouver les auteurs de ces actes afin qu'ils soient rapidement jugés et châtiés pour ces crimes abominables. »

Jean Denat (PS), conseil général du Gard : « La République frappée en plein cœur »

« Cet acte barbare, ce véritable carnage, frappe la République en plein cœur en s’attaquant à l’une de ses valeurs, la liberté de la presse, et donc la Liberté. C’est avec une immense émotion que je pense aux victimes, à leurs familles, à leurs proches et aux salariés de ce journal…Tous les moyens doivent être mis en œuvre pour que les auteurs de cette attaque terroriste soient identifiés, pourchassés et sévèrement réprimés. Ne faisons aucun amalgame qui fragiliserait la cohésion sociale. L’heure est au rassemblement et à l’unité nationale. »

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