Fil infos

Hérault
|
Institutions
| 8/04/2025

Contournement ouest de Montpellier : élus et acteurs économiques font front commun pour défendre le projet

Image à caractère illustratif, non définitive, réalisée dans le cadre des études en cours sur la base de l’avant-projet sommaire et susceptible de modifications
© Lissen

Réaffirmer leur soutien au projet de Contournement ouest de Montpellier (COM) après l’arrêt du projet autoroutier de l’A69. Réunis le 7 avril, les acteurs économiques et politiques héraultais rappellent « leur mobilisation commune autour d’une infrastructure indispensable au développement économique du territoire ». Déclaré d’utilité publique en 2021, le projet porté par ASF prévoit le passage à 2x2 voies d’un tronçon routier de 6,2 kilomètres entre Saint-Jean-de-Védas et Juvignac en reliant l’A709 à l’A750. Les travaux devraient débuter en 2026 pour une mise en service prévue en 2030 et un investissement estimé à 300 M€. Objectif : fluidifier le trafic sur l’itinéraire actuel, où transitent près de 25 000 véhicules par jour.

Soutien unanime
Plusieurs recours ont en effet été déposés contre ce projet notamment contesté par le collectif AutreCom. « Nous ne voulons pas que le COM devienne la prochaine A69, résume André Deljarry, président de la CCI de l’Hérault, en évoquant les menaces pesant sur cette infrastructure. ll faut une réponse claire, ferme et unie. » Un constat partagé par le sénateur PS Hussein Bourgi en défendant la pertinence de cette opération : « Le Com n’est pas l’A69. Il est soutenu par la population, il a une logique urbaine et les compensations écologiques sont intégrées. » Autre élu à s'exprimer, le conseiller régional héraultais Patrice Canayer souligne les atouts de cette opération : « En Occitanie, nous avons besoin d’aires urbaines assez larges pour créer de véritables zones d’attractivité. Un des enjeux pour y parvenir, ce sont les axes de communication, dont le Com est un élément de structuration. En tant qu'élu, notre responsabilité est de soutenir ces projets structurants permettant de donner une grande ambition à la région. » Du côté des organisations patronales, le soutien est unanime. « Nous sommes lassés des postures politiques pour les sujets d’infrastructures tels que l’A69 ou le Com, explique Jean-Marc Oluski, président du Medef Hérault-Montpellier. Elles sont contraires au développement économique. La congestion routière est un problème pour le nord de Montpellier, pour Gignac, pour Clermont-l’Hérault. J’appelle à la responsabilité de tous pour favoriser le développement économique du territoire. » Président de la CPME de l'Hérault, Grégory Blanvillain abonde en soulignant l'unité du monde économique pour défendre le Com : « Concernant les projets d'infrastructures, nous ne prenons pas souvent la parole ouvertement, c’est plutôt le public et les politiques qui occupent la place. Or nous devons prendre position et soutenir ce projet au regard de ce qui se passe avec l’A69 dans le Tarn et la Haute-Garonne. » Enfin, directement concerné par le futur tracé du Com, le maire de Saint-Jean-de-Védas, François Rio, se veut pragmatique : « Si nous voulons faire baisser le taux de chômage du territoire, il faut que les entreprises puissent s’implanter et créer des emplois. Je vais ouvrir 27 ha à l'urbanisation, mais pour que cela se concrétise, il faut que la mobilité sur le territoire fonctionne. Le Com, qui est le doublement d’une voie existante adossé à des ouvrages, est donc nécessaire ; sans cette rocade, les entreprises partiront ailleurs. Par ailleurs, les projets d’infrastructures validés ne devraient plus faire l’objet de recours, sinon nous risquons d’accroître la crise. »

Véronique Coll / coll@lalettrem.net
Bloc Abonnement

La Lettre M sur votre bureau chaque mois, la newsletter quotidienne à 18h, toute l'actualité en temps réel sur lalettrem.fr, les magazines thématiques, le guide « Les Leaders, ceux qui font l’Occitanie », la référence des décideurs d'Occitanie