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Région Occitanie
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Conjoncture
| 22/01/2025

Toulouse et Montpellier, championnes des métropoles françaises les plus attractives

Toulouse conserve la tête du palmarès des métropoles comptant plus d'un million d'habitants
© Toulouse Métropole

Vitalité économique, qualité de vie ou accueil des entreprises… Comme en 2024, les deux métropoles régionales arrivent en tête du classement 2025 des métropoles françaises « les plus attractives et résilientes », selon les résultats de la huitième édition du baromètre réalisé par le cabinet Arthur Loyd, dévoilés le 22 janvier. Toulouse arrive en tête du classement des « très grandes métropoles comptant plus d’un million d’habitants », devançant Lyon et Bordeaux. « Toulouse conserve fermement sa place de leader, renforçant sa position de référence en matière d’attractivité, souligne l'étude. Lyon, qui autrefois occupait la tête du classement, doit se contenter de la seconde place face à la dynamique toulousaine. »

Montpellier, deuxième des métropoles de plus de 500 000 habitants
De son côté, Montpellier se hisse à la deuxième place du classement des « grandes métropoles de plus de 500 000 habitants », après Rennes et devant Strasbourg. La métropole héraultaise arrive en première position de ce palmarès dans les catégories « accueil des entreprises et immobilier professionnel » et « connectivité, capital humain et transitions ». Sa rivale toulousaine se classe au premier rang de sa catégorie en matière de « vitalité économique », de « connectivité, capital humain et transitions » et de « qualité de vie ». Seul bémol, Toulouse est classée en sixième place dans la catégorie « accueil des entreprises et immobilier professionnel ». « Le “dynamisme démographique et la présence de talents“ se révèle un autre atout majeur parmi les villes en tête de classement, commentent les auteurs de cette étude. Un territoire capable d’attirer et de retenir une population active et qualifiée pose les bases d’une économie locale solide. Toulouse, Rennes et Montpellier, grâce à leur fort taux de diplômés et à une croissance soutenue, notamment chez les jeunes, parviennent à créer un environnement propice à la prospérité économique. Ce dynamisme instaure un cercle vertueux où l’emploi, les opportunités de formation et le bien-être général se renforcent mutuellement, plaçant ces territoires parmi les plus prisés. »

Remarquable santé économique toulousaine
Dans ses conclusions, le baromètre met en avant les nombreux atouts de la Ville rose en évoquant sa « remarquable » santé économique, notamment grâce au secteur aéronautique et spatial. « De cette spécialisation à grande valeur ajoutée découle une ouverture à l’international reconnue, renforcée par une population hautement qualifiée qui la place à l’avant-garde de l’innovation, explique Arthur Loyd. L’offre universitaire et d’enseignement supérieur, associée à un coût du logement encore maitrisé, attire des étudiants de divers horizons géographiques. Toulouse parvient ainsi à valoriser son capital humain et à créer une spirale vertueuse entre dynamisme démographique, haut niveau d’éducation et effervescence économique. » Un statut que Toulouse devrait conserver dans les prochaines années, selon cette enquête : « Les initiatives mises en œuvre par la métropole devraient encore renforcer l’attractivité de la Cité des Violettes : la troisième ligne de métro, dont la mise en service est prévue pour 2028, améliorera les options de mobilité tout en contribuant au désengorgement de certains axes routiers. L’accessibilité du territoire devrait de plus être stimulée par l’inauguration potentielle en 2032 de la LGV reliant Paris à Toulouse en 3h10, au lieu de 4h30 aujourd’hui. » Plus vulnérable que certaines de ses rivales aux effets du dérèglement climatique, comme l’illustre sa quatrième position dans cette catégorie, « Toulouse est la première métropole à signer la Charte du rafraichissement urbain, engagée avec l’Ademe », rappelle Arthur Loyd. Et sa marge de progression est réelle, notamment en termes d'immobilier professionnel. « Si Toulouse est en mesure de proposer des espaces tertiaires – notamment des immeubles neufs – à des loyers assez attractifs, elle pourrait se démarquer encore davantage en inscrivant au cœur de sa feuille de route l’accueil de nouvelles activités logistiques et industrielles. Le pari est donc plus que réussi pour la capitale occitane, première destination urbaine à visiter en 2025 pour le célèbre guide Lonely Planet. »

Montpellier s’érige en Hérault 
Un dernier domaine dans lequel la métropole héraultaise arrive en tête du podium de sa catégorie. « Et pour cause ! », souligne l’étude, en précisant que l’offre tertiaire montpelliéraine « s'étoffe notamment grâce au nouveau quartier Cambacérès où seront livrés 130 000 m² d’ici à 2028. » Cette dynamique devrait rester soutenue alors que les difficultés de recrutement sont les plus faibles du panel. « Première – haut la main – de surcroît en “connectivité, capital humain et transitions“, Montpellier se distingue par son dynamisme démographique incontesté, en particulier des 15-29 ans. Sa bonne exposition à l’international et sa connexion aisée à Paris, mais également aux grandes métropoles régionales, permettent un accès rapide à la capitale du Languedoc. » Le bât blesse en revanche sur l’item « mobilité locale », où Montpellier plonge au septième rang, « en raison d’une offre de transports en commun globalement inférieure à ses concurrentes ». La mise en service courant 2025 de la cinquième ligne de tramway devrait lui permettre de gagner quelques points. « Un climat des affaires relativement résilient, un solide tissu entrepreneurial, une forte proportion d’emplois dans les fonctions métropolitaines supérieures et la présence de grandes entreprises constituent les maillons d’un cercle vertueux particulièrement efficace à Montpellier », commentent également les auteurs. « En revanche, le taux de chômage  le plus élevé du panel atteint 9,7 % et pèse sur l’attractivité montpelliéraine, qui décroche la quatrième place de la thématique “vitalité économique“. Le principal défi auquel la capitale du Languedoc doit faire face pour remporter la première place dans sa catégorie concerne la “qualité de vie“. Bien que la situation géographique de la métropole, située entre la mer et la montagne, soit idéale, un certain déficit d’aménités ou équipements et l’offre d’enseignement supérieur constituent des vecteurs d’amélioration. De plus, la bonne dotation en services de santé ne suffit pas à compenser l’indice de sécurité, qui reste le plus bas parmi ses concurrentes », tempère ce baromètre. Le palmarès est réalisé sur la base de 75 indicateurs regroupés dans quatorze items et quatre grandes thématiques.

David Danielzik / danielzik@lalettrem.net
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