Les leviers de croissance de Manatour pour 2023
« 2022 aura été une année compliquée pour Manatour, marquée par une faible fréquentation au premier trimestre du fait de la crise sanitaire et par la fin des aides de l’État. Résultat : de fortes charges et un chiffre d’affaires en berne (7 M€, NDLR), donc des pertes », analyse pour La Lettre M Pierre-Olivier Nau, président du groupe spécialiste du tourisme de découverte économique.
Celui qui est aussi président du Medef Haute-Garonne se veut néanmoins optimiste pour 2023 : « Sur le grand public, nos sites affichent + 50 % voire + 60 % sur le dernier trimestre 2022 et les deux premiers mois de 2023, en fréquentation comme en chiffre d’affaires. Et l’activité MICE (meetings, incentives, conferencing, exhibitions ou tourisme d’affaires) repart bien depuis l’été dernier. » Pour faire face à la croissance attendue cette année, de l’ordre de + 50 %, le groupe de 105 salariés doit recruter. « Sept ou huit postes sont actuellement ouverts sur les activités commerciales mais aussi de réservation et de médiation », précise Pierre-Olivier Nau.
Un catalogue enrichi
Des embauches pour partie liées au gain de nouveaux contrats. Aux visites historiques d’Airbus, de La Dépêche du Midi, d’EDF, du musée Aeroscopia, du Grand Marché (Min de Toulouse) ou encore du Stadium et du Stade toulousain sont en effet venues s’ajouter l’an dernier celles du Palais Garnier (contrat de quatre ans) et, depuis le 1er janvier dernier, celles de sites EDF complémentaires. Deux ou trois autres sites devraient aussi venir prochainement enrichir le catalogue de Manatour, qui compte profiter de la Coupe du monde de rugby pour accélérer sa conquête commerciale en région parisienne. « 2023 sera aussi l’année du lancement d’une offre digitale de visite à distance, de la mise en service de nouveaux simulateurs chez Aeroscopia (dont la DSP s’achève fin 2024, NDLR) et de la refonte de notre outil informatique », conclut le président de Manatour.











