Une saison touristique singulière s'achève
Avec 71 millions de nuitées enregistrées en juillet et en août (+ 11 % par rapport à 2019), la saison touristique a été bonne, annonce Vincent Garel, président du Comité régional du tourisme et des loisirs, se félicitant du dynamisme d’un secteur pesant 16 Md€ de chiffre d'affaires. En ce qui concerne l’hôtellerie de plein air, les établissements installés sur la bande littorale ont bien travaillé, « ainsi que ceux qui avaient une approche « verte » de leur activité », indique Philippe Robert, président de la Confédération Occitanie de l’hôtellerie de plein air. La perte de fréquentation constatée au sein des établissements dont la clientèle habituelle est majoritairement étrangère (- 23 % en termes de fréquentation par rapport à 2019) a pu être en partie compensée par une clientèle franco-française.
« Nous avons reçu des Français qui avaient l’habitude de partir à l’étranger, confirme Xavier Lormand, directeur de l’hôtel-restaurant Les Flamants Roses à Canet-en-Roussillon (groupe Roussill’hôtel - 66). Cela leur a d'ailleurs permis de se rendre compte qu’il y avait, ici aussi, une qualité d’accueil et de service. » Reste maintenant à voir si ces nouveaux clients « d'opportunité » reviendront l’année prochaine. « Tout l’enjeu est là », estime Bernard Foltran des Gîtes de France Aude et Pyrénées-Orientales (1 481 logements) : « Il faut réussir à les fidéliser en travaillant sur l’accueil, le bon rapport qualité-prix, les équipements, l’offre de services et de réservation... »
Ombres au tableau
Du côté des métiers de la restauration, le bilan est plus mitigé. Selon Jacques Mestre, président de Union des métiers et des industries de l'hôtellerie Languedoc-Roussillon, « sur la période mai-juin-juillet, le chiffre d’affaires des bars et restaurants s’est avéré globalement correct. En revanche, au mois d’août, il a baissé de 30 % en moyenne sur la zone couvrant Béziers, Sète et Montpellier. Il y a eu peu, voire pas de festivités, ce qui a impacté notre activité. » À cela s'est ajoutée la mise en place du pass sanitaire et « la clientèle aoutienne a globalement préféré manger à domicile ou à l’hôtel », note Jacques Mestre.
L'emploi aura été Le grand absent de cette saison, avec des difficultés de recrutement unanimement partagées par les professionnels. « Nous avons créé un groupe Whatsapp entre les membres du club et nous essayons tous de récupérer du personnel à droite et à gauche », rapporte Cyrille Charpentier, président du club hôtelier du Grand Montpellier. « Faute de pouvoir embaucher, des établissements sont contraints de fermer un, voire plusieurs jours par semaine », déplore Jacques Mestre. Même écho dans l’hôtellerie de plein air : « c’est du jamais vu, reconnaît Philippe Robert. Est-ce conjoncturel ? Une question de salaire ? Je n’en sais rien mais il va falloir y réfléchir. C'est un dossier prioritaire. » Une préoccupation majeure qui animera sans doute les conversations dans les allées du Sett. Le Salon européen des équipements et techniques du tourisme), après avoir été annulé en 2020, se déroulera du 2 au 4 novembre au Parc expo de Montpellier.









