Coup double pour Edeis
Fin juin, la candidature d'Edeis en tant que délégataire de l’aéroport Nîmes Garons, est retenue par Nîmes Métropole. Déjà gestionnaire de l’infrastructure, l'opérateur voit ainsi son contrat renouvelé pour les sept années à venir, soit jusqu’au 31 décembre 2028. Il s’est fixé comme objectif d’atteindre les 400 000 passagers à horizon 2028 en s’appuyant à la fois sur les lignes aériennes historiques - Bruxelles, Londres, Fès et Marrakech, desservies par Ryanair - et sur de futures potentielles destinations. Le gestionnaire indique chercher d’ores et déjà à faire venir de nouvelles compagnies permettant d’instaurer des lignes vers des villes jumelées avec Nîmes, telles que Vérone, Cordoue…ou sur des destinations à enjeu pour le tourisme local, notamment en Europe du Nord. L'opérateur prévoit d’injecter 3,4 M€ pour les infrastructures aéroportuaires. Pour mener à bien ses missions, Edeis met également en place une “task force” « avec la volonté de structurer un vrai pack territorial », indique-t-il. Dans le détail, le nouveau contrat prévoit que Nîmes Métropole verse une contribution au fonctionnement de 8,1 M€ sur les sept années de la délégation de service public.
Monuments touristiques nîmois
Début juillet, Edeis rafle de nouveau la mise, cette fois auprès de la Ville de Nîmes. En jeu, la gestion et l’exploitation des Arènes, de la Maison Carrée et de la Tour Magne. Le groupe aura notamment la charge d'organiser les Grands jeux romains qui se déroulent chaque année, durant trois jours, dans les Arènes de Nîmes. À compter du 1er novembre, et pour trois ans, Edeis succèdera à l’actuel gestionnaire, Culturespaces. En se basant sur une fréquentation moyenne annuelle globale de 784 000 personnes (contre 718 000 environ en 2019), la municipalité estime que ce contrat génèrera un CA global de 18,2 M€ HT. Edeis veut investir 1,8 M€ sur les trois années de concession. Ces fonds doivent lui permettre d’accroître la fréquentation des sites touristiques de façon à accueillir 180 000 visiteurs annuels en plus, par rapport à 2019, à horizon 2024. L'opérateur souhaite aussi mettre en place un nouveau système de billetterie permettant « de mieux commercialiser les pass de visites et de faire du sur-mesure afin de donner plus aux visiteurs et spectateurs pour le même prix . »
* 900 salariés, treize agences au sein de la division ingénierie des infrastructures et vingt-un sites de concession.










