Un projet d'innovation à 1,5 M€ dans le nucléaire pour SimSoft Industry
« C'est clairement le plus gros projet de notre histoire », indique à La Lettre M André Joly, DG de la société SimSoft Industry, qui conçoit et développe des assistants virtuels spécialisés dans la capitalisation et la transmission des savoir-faire des opérateurs de production. L'entreprise, basée à Labège, lance un nouveau projet d'innovation baptisé “AVI-TechNuc”. Il représente un investissement de 1,5 M€, abondé pour moitié par l'Etat dans le cadre du plan de relance de la filière nucléaire. Objectif du projet ? Mettre au point une solution d'assistance vocale intelligente permettant de guider les techniciens dans leurs opérations de production, de maintenance et de déconstruction, en les accompagnant notamment dans la remontée de leurs constats de terrain. Intégrant des technologies d'intelligence artificielle, cette solution prendra en compte les spécificités des différents métiers du nucléaire tout en respectant les contraintes de sécurité, de sûreté et de souveraineté du secteur.
Recrutements en vue
« La filière nucléaire française est un véritable fleuron, estime André Joly. Mais elle peut gagner en attractivité et en compétitivité. À son niveau, notre innovation peut y participer. » Et d'ajouter : « Ce projet valide la montée en maturité progressive du marché industriel sur les technologies innovantes comme l’assistance vocale intelligente. Effectivement, les industriels réalisent l’importance d’apporter des moyens d’assistance à leurs opérateurs de terrain pour garantir le succès de leur démarche de digitalisation et atteindre leurs objectifs de performance associés. » Pour porter ce projet qui durera deux ans et demi, SimSoft Industry planifie « cinq à six » recrutements dans les prochains mois. Touchée par la crise, notamment sur les marchés de l'automobile et de l'aéronautique, l'entreprise de 20 salariés, qui évolue également dans les secteurs – plus épargnés – de la Défense et du luxe, a enregistré 500 k€ de chiffre d'affaires en 2019-2020. Elle vise 600 k€ en 2020-2021 et 1 M€ en 2021-2022. « La Covid-19 nous aura fait perdre deux ans », déplore le chef d'entreprise.










