La mise au point du ministre délégué aux comptes publics à propos de France Relance
Olivier Dussopt, ministre délégué chargé des comptes publics, était reçu le 15 janvier à Montpellier au sein de la Direction départementale des finances publiques et de la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement (Dreal). Cette visite a été l’occasion pour le représentant de l'État de passer en revue les projets publics financés dans le cadre de France Relance. En Occitanie, 79 sites des services de l’État et de différents ministères bénéficieront ainsi du dispositif pour un montant de 59 M€. Le ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation est le mieux doté, avec 34 M€.
« Les projets à échéance 2023 ou 2024 seront retoqués »
Le ministre a rappelé que France Relance concerne à la fois les projets du secteur privé et du secteur public. Les projets favorisant la réduction des coûts et la performance énergétique, de moins de 100 M€, seront priorisés. Et de prévenir : « Les projets à échéance 2023 ou 2024 seront retoqués. C’est maintenant qu’on a besoin de nous. Vous devrez être capables de proposer des initiatives réalistes et réalisables à échéance 2022. »
Le ministre délégué a indiqué qu’une application en ligne permettra de rendre compte de l’avancement des projets. Il a enjoint les acteurs du service public à faire preuve de la plus grande vigilance quant au suivi des projets. Il leur a demandé plus de visibilité et de prévisibilité. « En cas de défaillance, je n'hésiterai pas à suspendre les financements et à allouer les budgets à ceux qui en ont vraiment besoin », a-t-il affirmé.
« Un vrai plan de relance, pas un plan de modernisation »
Le même jour, le ministre a rencontré les acteurs économiques et institutionnels de l’Hérault. « En ce moment, l'État dépense 6,5 M€ d’aides par jour. Au-delà de l’urgence de 2021, nous devons promouvoir les métiers de demain », a-t-il indiqué. Les priorités de l’État seront la transition écologique, la digitalisation et la cohésion sociale et territoriale. Mais il faut, selon les représentants de l’économie locale, plus d’efforts encore. Chaouki Asfouri, président du groupe national des indépendants de l'hôtellerie et la restauration dans l’Hérault, a alerté: « Les Français attendent de vous un vrai plan de relance, pas un plan de modernisation ».
André Deljarry, président de la CCI de l’Hérault, a exprimé quant à lui ses craintes pour ceux « qu’on n’entend pas assez »: les gérants de salle de sport, de boutiques dans les centres commerciaux et aéroports ainsi que les entreprises thermales. Grégory Blanvillain, président de la CPME Hérault (confédération des petites et moyennes entreprises de l’Hérault), a plaidé en faveur de plus d’accompagnement et de financements pour relancer l’économie: « Les TPE/PME ont besoin de réaliser des études de modernisation, ce qu’elles ne peuvent pas financer. »










