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| 2/12/2020

Electronic Bird Control s’apprête à commercialiser son drone effaroucheur

Le bec, les ailes, l’œil… tout y est ! Baptisé e-raptor, le drone conçu par Electronic Bird Control* a toutes les caractéristiques du rapace. Sa fonction : effaroucher les oiseaux causant des nuisances sur des sites tels que des décharges de déchets, des centrales photovoltaïques, des aéroports ou encore des zones commerciales. L’homologation est en cours et devrait être validée début 2021 pour un lancement commercial dans la foulée. « Nous avons déjà des contrats signés pour mars prochain, notamment avec une décharge située en Ariège qui sera le site pilote pour l’utilisation de l’e-raptor dans la lutte contre les nuisances aviaires, indique Adrien Laffon, associé et co-fondateur, à La Lettre M. Nous avons aussi une commande en vue en Éthiopie, pour le compte d’un groupe français (dans l’agroalimentaire, NDLR) qui souhaite protéger ses cultures actuellement ravagées par les oiseaux. » La start-up, dont le siège est à Caveirac, est incubée au Bic Innov’Up à Nîmes.

La génèse
Julien Bret-Morel et Adrien Laffon travaillaient initialement dans l’effarouchement avec de vrais faucons. « Nous avons commencé à recevoir de plus en plus de demandes, pour des sites importants et avec des besoins nécessitant de laisser le rapace sur site. C’est impossible pour plusieurs raisons, notamment car le faucon est une espèce protégée et que la présence d’un fauconnier est nécessaire. » Ainsi est née l’idée de fonder Electronic Bird Control, en s’associant avec François Lorrain, pilote de ligne et ingénieur. Les premiers tests effectués avec l’e-raptor se sont montrés concluants : « Nous avons obtenu le même cri d’alarme poussé par les autres oiseaux causant des nuisances que lorsqu’on a recours à un vrai faucon. » Un résultat qu’il ne serait pas possible d’obtenir avec un drone classique, selon Adrien Laffon. Phasé, le projet e-raptor s’articule ainsi : d’abord le pilotage manuel du drone par les fauconniers, puis l’internalisation du drone chez le client qui intervient pour le décollage et l’atterrissage de l’e-raptor et enfin un fonctionnement complètement autonome du drone. « Nous ciblons la phase 2. » Deux embauches sont prévues en 2021 et quatre à six courant 2022. Profils recherchés : techniciens, développeurs, assistants puis des commerciaux et pilotes présents sur site.

* Trois associés et co-fondateurs : Julien Bret-Morel, François Lorrain et Adrien Laffon.

Stéphanie Roy / roy@lalettrem.net
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