Hemeria et Comat investissent dans la start-up Prométhée
La start-up est basée à Pantin (93), mais deux de ses nouveaux actionnaires stratégiques, eux, sont toulousains. La société spatiale Prométhée, fondée en janvier 2020, réalise sa première levée de fonds, d'un montant de 2,2 M€, auprès d'investisseurs privés, mais aussi de trois groupes : Groupe ADF, Hemeria et Comat. Si le premier (3 800 salariés, CA 2019 : 425 M€) a son siège à Vitrolles (13), les deux derniers sont en effet basés en Occitanie. L'équipementier spatial Comat, filiale du groupe Agora Industries, est implanté à Flourens (31). La société de 100 salariés, qui enregistre 10 M€ de CA, souhaite franchir le cap des 20 M€ de CA dans les cinq ans. De son côté, la société toulousaine Hemeria, née l'an dernier de la volonté du groupe Nexeya de se recentrer sur ses activités spatiales, compte 240 salariés et a enregistré 45 M€ de CA en 2019. Elle planche actuellement sur le développement de 25 nanosatellites dédiés à l'internet des objets qui constitueront la constellation Kinéis à l'horizon 2023.
Une plateforme de valorisation des données
Ce premier tour de table doit permettre à Prométhée de mettre au point une plateforme digitale de valorisation des données spatiales, mais aussi de préparer la mise en orbite, à l'horizon 2023, de sa propre constellation de nanosatellites. La start-up adresse le segment de marché « Space data as a service », en offrant à des utilisateurs sans expertise en télédétection ou en machine learning d'accéder à des « applications à fort impact local grâce à des algorithmes fusionnant des données issues de diverses sources », précise-t-elle. Les champs d'application ? La gestion de l’urbanisme, les smart-cities, la protection des ressources hydriques, de la faune et de la flore, les infrastructures critiques, la lutte contre la déforestation, la pêche illégale ou encore de l’efficience écologique de l’agriculture. « Cette levée de fonds acte le partenariat qui nous lie à trois acteurs industriels clefs du Newspace français et le support actif du Cnes depuis la genèse du projet », se réjouit Olivier Piepsz, président et co-fondateur de Prométhée au côté de Giao-Minh Nguyen. Un nouveau tour de table pourrait avoir lieu l'an prochain.










