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Hérault
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Agri - Agro
| 23/10/2020

Il était un fruit garde le cap malgré la crise

« On a pris un coup en 2020 », confie à La Lettre M Laure Vidal, fondatrice de la start-up montpelliéraine Il était un fruit. L’entreprise, qui propose des snackings sains à base de fruits et légumes déclassés séchés, essuie les plâtres de la crise sanitaire. « Nos produits sont distribués en grande distribution (GD), dans 1 000 à 2 000 points de vente dans toute la France, et en RHD (restauration hors domicile, NDLR), notamment dans les cantines scolaires. Le confinement a mis un coup d’arrêt », témoigne Laure Vidal qui précise qu’en GD, « certains codes de produits ont été désactivés pour mettre en avant les produits prioritaires tels que les pâtes et la farine ». Autre handicap pour la start-up : le confinement a démarré au moment même où Il était un fruit devait lancer de nouveaux produits. L’entreprise avait en effet achevé un tour de table d’1,6 M€ fin 2019 pour financer son développement commercial et son marketing.

Des investissements maintenus

« Ce n’est pas le moment de baisser les bras », affirme pourtant Laure Vidal. Il était un fruit a ainsi maintenu les investissements planifiés. Cet été, l’automatisation de la ligne de transformation, pour un budget de presque 900 k€, a permis de multiplier par trois la capacité de séchage. « Cela nous permettra de réduire les coûts de production et d’augmenter la production afin de suivre la demande. Nous vendons environ 100 000 UVC par mois, c’est trois à quatre fois plus que ce que nous faisions il y a deux ans », précise la fondatrice de la start-up.
En 2021, Il était un fruit veut poursuivre son essor. « Nous allons lancer de nouveaux produits avec de nouveaux légumes, toujours issus d'exploitations proches de notre siège de Montpellier, de nouvelles recettes pour la gamme apéritif ainsi qu’une extension de notre gamme en bio », indique Laure Vidal.
L’entreprise, qui multipliait chaque année son chiffre d’affaires par deux depuis son lancement en 2014, visait initialement les 2 M€ pour 2020. « Nous avons dû revoir nos ambitions à la baisse. Si nous augmentons notre CA de 25 à 30 %, ce sera déjà bien… »

Bérengère Bosi / bosi@lalettrem.net
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