L’agence de l’eau Adour-Garonne consacre 6 M€ par an aux paiements pour services environnementaux
L’Agence de l’eau Adour-Garonne renouvelle pour la deuxième année consécutive une expérimentation de Paiements pour services environnementaux (PSE) auprès des agriculteurs d’Occitanie et de Nouvelle-Aquitaine. Mené en partenariat avec Ies Régions, les services de l’État, les chambres d’agriculture et les associations de protection de l’environnement, ce dispositif, financé par l’Agence de l’eau, consiste à récompenser financièrement les agriculteurs qui mettent en œuvre des pratiques vertueuses. « Pour le moment, il s’agit d’une expérimentation, mais on pressent que les PSE pourraient se développer dans le cadre de la future Pac (politique agricole commune, NDLR) », explique Mathieu Cruège, directeur du Parc naturel régional des Pyrénées Ariégeoises (PNRPA), partenaire de l’expérimentation.
En 2019, 382 PSE ont été attribués pour un budget de 2,4 M€. L’Agence de l’eau Adour-Garonne avait alors prévu un budget annuel de 3 à 5 M€. Pour 2020, elle fait passer son enveloppe à 6 M€, et ouvre l’expérimentation à 10 territoires supplémentaires, soit 30 territoires en Occitanie (majoritairement en ex Midi-Pyrénées) et Nouvelle-Aquitaine.
Jusqu'à 9 000 € de rémunération par agriculteur
Concrètement, les agriculteurs candidats doivent passer un audit pour évaluer leurs pratiques sur trois critères (prairies et rotations culturales, faible utilisation des pesticides et des fertilisants minéraux, préservation des haies, bois et des zones humides), notés sur 10 pour chacun d’entre eux. Ils obtiennent ainsi une note finale sur 30 qui détermine le montant qui leur sera versé. « 1 point est équivalent à 5 € et la surface maximale concernée est de 60 ha. Par conséquent, le montant maximal perçu par un agriculteur qui aurait 10/10 à chacun des critères et de 9 000 € », précise Gaëlle Fedrigo, chargée de mission au PNRPA. Pour les exploitations en Gaec, trois parts peuvent être comptabilisées, pour un budget total maximal de 27 000 €. Les agriculteurs retenus (ceux qui répondent aux critères) passent un contrat pour cinq ans. Ils sont réévalués chaque année pour prendre en compte les évolutions des pratiques et augmenter si nécessaire la rémunération perçue.
Sur le bassin de l’Arize, dans les Pyrénées ariégeoises, 59 PSE ont été attribués pour un total de 318 k€ en 2019. « Avec l’élargissement du périmètre de test en 2020, 200 agriculteurs supplémentaires peuvent prétendre à l’expérimentation », indique Gaëlle Fedrigo.










