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Haute-Garonne
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Numérique
| 5/06/2020

Adagos lance une solution d'IA « parcimonieuse »

La parcimonie. C'est sur ce principe mathématique – permettant de déployer un modèle faisant intervenir un faible nombre de paramètres – que la société Adagos, installée à Ramonville-Saint-Agne, s'est basée pour développer sa solution d'intelligence artificielle baptisée NeurEco. Le résultat de neuf ans de R&D pour cette entreprise de 12 salariés, fondée en 2011 par Mohamed Masmoudi, entouré d’une équipe de l’Institut de mathématiques de Toulouse. « L'intelligence artificielle classique utilise des flots massifs de données induisant des redondances et générant des réseaux trop importants, et par conséquent souvent confus, explique le dirigeant à La Lettre M. De plus petite taille, traitant moins de données, notre nouvelle génération de réseaux neuronaux est plus précise et plus accessible. » Elle doit ainsi permettre de traiter des questions liées à la conception robuste, au contrôle opérationnel de systèmes complexes, à la maintenance prévisionnelle et à l’aide à la décision, dans des domaines très variés (automobile, aéronautique, santé, défense, énergie...). L'entreprise, qui prévoit six recrutements d'ici à fin 2021, vise 1 M€ de CA cette année, contre 600 k€ en 2019.

 

« Prolonger l'intelligence humaine »
« Portée par les géants du numérique, dont les modèles économiques sont justement basés sur l'hébergement et le traitement de flots massifs de datas, l'intelligence artificielle classique est largement orientée vers des approches de classification, de reconnaissance de formes, ou encore de traitement du langage naturel, où les exigences de précision sont limitées, estime Mohamed Masmoudi. Notre technologie de rupture, elle, induit une division par 1 000 des ressources, y compris énergétiques, nécessaires à la mise en œuvre des méthodes d'apprentissage automatique. C'est la toute première fabrique automatique de réseaux neuronaux nativement parcimonieux. Elle est interprétable et explicable. » Une caractéristique qui, selon le fondateur d'Adagos, pourrait ouvrir le monde de l'intelligence artificielle aux non-spécialistes. Et Mohamed Masmoudi de conclure : « Nous ne remplaçons pas l'intelligence humaine. Nous la prolongeons. »

Alexandre Léoty / leoty@lalettrem.net
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